dimanche 28 mai 2017

J'ai choppé le rhume
parce que c'est le printemps
je french trop de mecs
pleins de microbes
Ça m'oblige à rester couchée
et me taper des nanars
Pis je me masturbe
en pensant à ta bite
hallucinante
Tes grands yeux verts
Ton accent

samedi 27 mai 2017

vendredi 26 mai 2017

Tu dis je vais te rejoindre
Ça me fait mouiller à mort

Ta rock star
Ta princesse de dépotoir
Est ben maganée à matin
Elle est sale
Elle sent le sexe
Dans le taxis

jeudi 25 mai 2017

Ton poids sur moi.
Tes grandes mains.
C'est pour ça que j'ai hâte que tu me textes.
J'ai tout le temps des révélations en vélo pas longtemps avant de rentrer dans le vieux port. Il y a comme une côte magique, ça doit être parce que je roule depuis un certain temps. Je suis rendue là dans ma méditation. Ç'aurait été productif de trouver une solution pour mon groupe de Rivière-Des-Prairies à ce moment-là, mais c'est pas ça qui est arrivé.

J'ai juste pensé, j'ai pas peur de toi.

J'ai pas peur de toi. 



Défi du jour : Tel est pris qui croyait prendre

Baby doll

Si t'es le gars magique
qui m'apportes des bonbons
ça veut dire que je peux
mettre mon nouveau baby doll blanc
acheté au bazar du sous-sol de l'église
et espérer
que tu me mordes les seins
Il est usé un peu
et décousu
comme nous deux

Il appartenait sûrement à
une vieille madame fatiguée
ou morte
Ça fait combien de temps
qu'il est plié tout croche
dans ses tiroirs
C'est quand la dernière fois
qu'on lui a mordu les seins

Pis les miens c'est quand
que tu vas te décider à
les manger




mercredi 24 mai 2017

Des rêves simples

Baiser et écrire.


Défi du jour : Y en aura pas de facile

J'ai même pas peur

Je suis en train de tomber pour toi, solide. Je t'avertis.

J'ai compris comment t'étais dangereux quand tu m'as donné un suçon. Pis je l'ai mangé. J'ai fait un choix.

Nous


-Toi
-Toi
-Nous

T'as pas honte, revenir icitte après tout c'que tu m'as fait?

Tu me surprends à la bibli avec une réplique de cowboy
Et ton chandail de Batman
C'est sûrement pour me cruiser que tu prends un café en attente.
Je t'en parle.

-Oui, c'est pour te cruiser.
-Oh toi, t'es tellement...
-Non, je suis rien.
-Qu'est-ce que t'as?
-J'ai lu un article pis consulté mon groupe d'aspies, je pense que je fais des shutdowns autistiques.
-C'est full geek, je trouve ça cute, moi.
-Évidemment.


mardi 23 mai 2017

Gérer ma dépendance affective

Je pensais que j'avais besoin de deux amoureux. Finalement, j'en voulais trois.

S'écrire

Tes yeux inquiets
Le dernier métro
Le baiser sur le quai
Et la promesse :

On va s'écrire

lundi 22 mai 2017

Cheap Labor

Grand-maman dit que Dieu a un plan pour chacun d’entre nous. Le plan de Dieu pour nous, c’est les vis.
Monsieur Brouillard n’est jamais en retard. Quand il arrive à six heures, l’aboiement des chiens nous tire du sommeil. Grand-maman m’a dit qu’il a une vis dans sa jambe. Il porte toujours les mêmes vêtements. Parfois, je me réveille en avance. J’écoute les deux horloges en attendant. La camionnette descend dans la ruelle, les chiens se taisent, jusqu’à ce qu’il touche à la clôture. Il apporte les grilles.
 On dit des tôles, mon ami dit que je devrais appeler ça des grilles. Il ne connaît même pas ça. Ce sont des rectangles d’acier de toutes les couleurs. Assises sur quatre pattes souvent inégales, les tôles sont percées d’un gros trou à chaque demi-pouce entouré de plus petits trous. Je préfère les tôles rouges et les bleues. Les grises et les noires m'ennuient. Les vertes et les jaunes sont plus rares.
Dès qu’elle lui ouvre la porte, les chiens se jettent sur lui pour le sentir.
— Wo, tranquille les ti-gars. Bonjour madame chose!
— Comment va votre jambe, m’sieur Brouillard?
— Pas pire, pas pire. On dort mieux depuis qu’il fait moins chaud, hein madame chose?
— Ah moi je dors assez mal de c’temps-là. Mon nerf sciatique.
Dans la chambre du fond, là où sont soigneusement rangés bonbons et chocolat, les tôles sont entreposées. Ne reste plus qu’à apporter les caisses de vis. Des centaines, non, des milliers de vis.  Des tiges filetées, en métal servant à l’assemblage de deux pièces; des vis pour visser.
Le plus souvent, des vis à tête cylindrique bombée de type quadrex mesurant un pouce. Elles viennent avec une petite rondelle de caoutchouc et une rondelle de métal légèrement plus grande. Le plus souvent on travaille avec ces vis. Parfois, on reçoit des vis plus longues ou des toutes petites à tête plate de type combiné pozi avec rainure, des grandes minces, des petites grosses. De toutes les sortes.
Monsieur Brouillard n’a pas bu son verre d’eau. Il a donné de l’argent à grand-maman et est parti.
J’aime ça déjeuner ici, il y a du jus d’orange et toutes les sortes de céréales. Elle fait griller son pain sur le poêle avec le vieux fer à repasser en fonte. La première rôtie revient aux chiens. Ils raffolent des toasts au Velveeta.
Préparation de la table. Retirer la belle nappe des jours de congé et la remplacer par la nappe en plastique, recouvrir celle-ci d’une planche de bois et voilà, on peut travailler. Aller chercher une tôle dans la chambre, à droite les tôles à compléter, à gauche, celles qui sont terminées. Poser la tôle sur la table. Vider le contenu de la boîte près de la tôle en s’éloignant pour ne pas trop respirer de poussière de métal.
 Les boîtes regorgent de trésors inestimables : des morceaux dépareillés! De toutes petites vis, des rondelles d'une autre sorte, des écrous, des rivets, des charnières, des boulons, des goujons, des chevilles, de minuscules équerres noires et d’autres trucs complètement impossibles à identifier. Conservés précieusement et pêle-mêle dans un pot de crème glacé Lambert, de margarine ou de mets chinois. Les pots pleins s’entassent dans la garde-robe de la petite chambre. Des dizaines de pots bourrés de nos trouvailles. La plus grande et la plus diversifiée des collections de vis. Un jour, nous les classerons par type de tête et ordre de grandeur.  On est bien mal amanchés quand un voisin cogne à la porte pour demander : auriez-vous une vis semblable à ça, m’dame chose?  
Elle a fabriqué elle-même une pelle en découpant un vieux gallon d’eau de javel! Une pelletée sur la tôle et c'est parti. Les gants de travail servent à frotter les vis sur la tôle pour les faire entrer dans les trous. Les pointes percent les gants et nous égratignent les mains. Puis nous terminons à mains nues, les enfonçant dans les trous en prenant bien soin de laisser un trou d’espace entre chacune pour les grosses; pas d’espace pour les petites. Le travail doit être parfait.
La tôle achevée dans la petite chambre à droite. Attention, ne jamais empiler plus de quinze tôles! Ça risquerait de tomber et il faudrait recommencer.  C’est arrivé une fois, dans la nuit du 15 au 16 août 1988. La structure instable effondrée dans un vacarme infernal, brisant un bibelot et passant à deux doigts de blesser un chien. Incident survenu avant qu’elle ne fabrique ce bidule avec un aimant ultra puissant au bout d’une règle en bois pour éviter de se pencher. On en retrouve partout, sous chaque meuble, derrière les portes. Dans chaque recoin de l'appartement vieillot au plancher mal nivelé, mais surtout derrière le frigo. Là où mène la pente abrupte. Quasiment impossible à repérer sur le linoléum aux arabesques orange et brune, des vis encore des vis. Sursauter au couinement plaintif d’un chien qui a mis la patte sur une vis. Les cris, les pleurs et l’indignation de la visite qui marche sur une belle grosse vis. Deux fois par jour, effectuer un balayage rapide avec ce bidule pour éviter les accidents, mais il en reste toujours… Comme elle n’avait pas encore inventé et fabriqué le fameux objet dans la nuit du 15 au 16, grand-maman avait passé des heures à les ramasser. Il avait fallu tout recommencer.
Tôle après tôle, une boîte donne environ quatre tôles. Ouvrir une autre boîte, commencer une autre tôle. Aligner les vis sur les tôles en regardant les Démons du midi. Demander une collation. Le dépanneur, acheter un paquet de cigarettes Rothmans pour grand-maman et une gâterie pour moi. Une gorgée de 7up, une vis, un cherry blossom, une vis.
— Viens-tu te promener?
— Non, j’aide ma grand-mère.
Mon ami joue tout le temps de l’autre côté de la clôture. Il ne comprend pas que je n’ai pas le temps de jouer.
La dernière tôle avant le souper. Défaire la table, retirer la planche de bois, la nappe de plastique, remettre la nappe en dentelle. Faire chauffer le repas des chiens. Manger. Enlever la nappe en dentelle, remettre la nappe en plastique, remettre la planche de bois. Aller chercher une tôle. Aligner les vis sur les tôles en regardant TVA. Demander une collation. Une bouchée de crème glacée; une vis. Une bouffée d’air gris métal et boucane de la cigarette fumant toute seule dans le cendrier; une vis. Classer la tôle pleine, revenir avec une tôle vide. Ouvrir et renverser une autre boîte sur la table. Ne plus faire attention à la poussière, au point où l’on en est.
Minuit moins dix, le tirage de Loto-Québec, tout laisser en plan, courir après un papier et un crayon pour noter les numéros. On ne gagne jamais.
Défaire la table, retirer la planche de bois, remplacer la nappe de plastique par celle en dentelle et placer le couvert pour le déjeuner.
Les étourdissements, le cou qui tire, les bras qui brûlent, les mains grises de poussière de métal, les doigts pleins d’échardes, les yeux qui piquent. Moucher des sécrétions grises et noires, la bouche pâteuse et la gorge sèche. Se laver, un Notre Père et se coucher. Rêver aux vis, les voir danser, les sentir encore sous ses doigts. L’odeur et le goût du métal. Tenter de contrôler les spasmes et les gestes automatiques, séquelles de travail répétitif.
— Allô mononc’ Guy! Viens-tu nous aider cet après-midi? Grand-maman va t’acheter une 50 pis un paquet d’Export’A.
Les partys de vis. Les cousins qui pourchassent les chiens, les oncles et les tantes, les mauvais coups, les blagues cochonnes et les vis. Manger deux sortes de chips en même temps, se faire voler son hot-dog et renverser son verre de liqueur sur les tôles. Grand-maman qui se décourage, sprinter pour lui remonter le moral.
Des fois je me demande pourquoi les vis? Pourquoi? Pourquoi s’abimer les mains, respirer cette poussière de métal et la douleur. Les courbatures, à quoi ça sert?
— Pourquoi on fait des vis grand-maman?
— Pour qu’ils les peinturent.
— Où elles vont après?
— Partout.
Grand-maman a dit partout. Des vis, il y en a vraiment partout. Cette vis rouge sur la borne-fontaine et celle-là, bleue sur la cabine téléphonique. Bien plus qu’un travail monotone et médiocre, c’est une passion, une vocation. Elles occupent mes moindres pensées, je ramène tout aux vis. Je peux en parler pendant des heures sans me répéter. Des fantasmes de quincaillerie se bousculent dans ma tête. Je voudrais trouver le boulon en or du pont Jacques-Cartier!
Il est sept heures et quarts. On attend Monsieur Brouillard, ce n’est pas son habitude. Les chiens commencent à avoir faim, moi aussi. Avec son diabète, elle ne peut pas manger à n’importe quelle heure. On mange quand Monsieur Brouillard est reparti. Ça se passe toujours comme ça.
 S’il fallait que monsieur Brouillard ait un accident avec le camion et les tôles… Il y aurait des vis dans la rue. Au moins une semaine pour tout ramasser.  Monsieur Brouillard circule prudemment pour ne pas se faire attraper par le gouvernement. Le gouvernement n’aime pas les vis.
Grand-maman dit qu’il doit être pris dans le trafic. Je compte les secondes. À quelle heure arriveront les vis? Quand pourrons-nous commencer? Grand-maman a déjà passé toute une nuit debout à travailler. J’aimerais ça, ne pas être obligée de dormir et travailler toute la nuit!
— Vous v’là! J’me demandais…
— Regardez ben ça madame chose, aujourd’hui j’vous apporte des zippers.
— Arrêtez donc vous!
— Pis vous allez voir, c’est moins cochon.
Les yeux de grand-maman sont si grands. Pas de vis! Comment est-ce possible? Qui fera les vis? Où sont-elles? J’ai jamais vu ma grand-mère aussi pâle. L’heure est grave.
Madame Goyette, de la rue Dorion, a de la mortalité dans sa famille proche. Ça fait que mademoiselle Bernier de la rue Provencher prend les vis de grand-maman en plus des siennes. Les zippers de madame Goyette, il faut bien que quelqu’un les prenne.
— J’me demande comment j’vais ben pouvoir faire ça, ces zippers-là? J’t’habituée aux vis!
Les petites têtes de fermeture éclair s’alignent sur de grandes tiges de métal mesurant environ un mètre et demi. Sur la tige : une centaine de dents. On dirait un peigne géant. J’ai fait semblant de me peigner avec, elle s’est choquée.
— Reste tranquille! C’pas l’temps de s’épivarder, j’veux savoir comment ça marche.
Grand-maman trouve ça mal commode la tige de métal. J’ai choisi deux morceaux de bois dans le hangar. Elle les a fendus sur la longueur jusqu’au milieu. La tige de métal s’insère dans le bout de bois et reste en place.
 Il faut bien planter le curseur de fermeture à glissière sur les dents. Placer la tirette vers le haut pour que la peinture prenne partout. C'est plus facile. Un zipper pour chaque dent, pas besoin de savoir compter. J’ai le cœur qui palpite, un peu comme quand mon ami a mis sa main dans mon chandail. Wow! Des zippers, quelle aventure!



Défi du jour: fermeture éclair
Tu dis que t'aimes comment je te regarde,
et ma manière d'être
C'est de ta faute aussi
Tu m'accueilles
telle que je suis
sans compromis.
Faire l'amour avec toi
est si facile
 

Prochaine fois

La prochaine fois
Tu vas-tu venir
sur mes totons?
J'aimerais assez ça.
Parce que je trouve
que tu goûtes pas vraiment bon.


Défi du jour : Entre ce que je pense et ce que je dis
Crosse-toi avec ta christ de main tendue.

-Tu as vraiment un beau visage quand tu fais l'amour.
-Ça a l'air naturel mais je me suis entraînée pour ça.

Gros congrès

Je sens le sexe et suis habillée comme hier, mais ils ne me jugeront pas.

dimanche 21 mai 2017

Se regarder écrire et dire n'importe quoi

Ce n'est pas parce que c'est glamour qu'il faut pouvoir relier une oeuvre à son auteur, mais bien parce qu'on ne peut détacher une œuvre de ses conditions de production pour en faire une véritable analyse.

Mais puisque le simple acte d'écrire est un acte révolutionnaire. La job est faite après, je devrais pas avoir à me justifier. Mais si j'étais nazi ou pédophile, ça serait pertinent de le savoir, le diffuser, me semble.

Écrire c'est pas juste une job de mémoire, c'est une autre mémoire. Une de plus. La construction d'une mémoire de ce qui n'a pas nécessairement existé de ce qui n'existerait pas autrement, sans l'intervention de l'auteur. Faire de la magie. La création. Faire exister. Écrire sur soi ou écrire n'importe quoi c'est reproduire, mais jamais tel quel. Jamais. Créer. L'auteur qui écrit, l'auteur imaginaire écrit par l'auteur, l'auteur imaginaire lu par le lecteur. 


Défi du jour : Le paradigme de l'écriture /de l'écrivain?
Moi,
tout ce que je veux
c'est jouer du tambourin dans un groupe.

Naissance

Je vais trop vite et j'en fais trop tout de suite.
Ça presse.
Te voir.
Te toucher.

Les points de suture.

samedi 20 mai 2017

Tes mots

Incroyable parce que plus grande que nature, impossible à prédire, complètement unique et intègre et entière.

Je vais le prendre. Tout ce beau-là que tu m'offres.

Cette photo où tu attends la 125 avec tes collants jaune... je veux être là et l'attendre toute la journée avec toi...

Ah ben si t'aimes attendre, je vais te rendre heureux ça c'est certain. 
Quand tu dors pis que tu bandes contre mon cul
C'est comme, j'ai besoin de rien d'autre 
J'aventure tout doucement la main
derrière moi
comme si j'avais peur
de réveiller un monstre
de trouver autre chose que ta queue
raide
pis quand je la trouve
pis que je la tiens
je pourrais pleurer
tellement c'est beau 

Ça me donne envie de
formuler des souhaits impossibles

J'espère que t'arrêteras jamais de bander

Les femmes de QS

-Ah non, pas celle qui crève les yeux de sa poupée sur facebook! Je l'ai hidé, moi j'aime pas ça, mais je t'aime toi par exemple.
-Elle est dangereuse, mais on l'aime!

Encadrer la consommation

-Ce sera toujours plus propre dans le cul, hein!
-Tu vas le dire au micro?
-T'inquiète je m'en occupe.

Samuel

Je t'appelais Samuel, c'était ton nom de code. Je tenais un journal sur toi, sur moi, sur nous, des années de temps. Nous étions l'intrigue et je pensais que j'essayais de m'approcher de quelque chose, j'espérais qu'on arriverait là ensemble. Je t'admirais sans avoir de véritable raison. Sauf ton regard, dont je dépendais. Toujours en quête de ton affection, de ton attention. Je pensais que j'étais amoureuse. J'étais obsessive. J'étais tout le temps triste. Tu t'es servi de moi. Je pense. Ou peut-être que c'est moi, finalement.

Je t'appelais Samuel, je pleurais souvent en pensant à toi.

Depuis j'ai tellement reproduit l'expérience que je ne pense plus qu'à ce nom. C'est plus facile à retenir. Je répète, je recommence. Un nouveau Samuel avec un chapeau. Nouvelles cicatrices. Variations.

Je t'appelais Samuel, tu étais le premier. Je t'ai remplacé 100 fois et j'ai atteint la masse critique. À cause de toi, l'amour perd son sens et la séquence est rompue pour tout le monde. Du monde que je connais même pas, m'imite. Plus personne ne se souvient comment on faisait avant.

Je t'appelais Samuel.



Défi du jour : La pratique étendue (100e singe)

vendredi 19 mai 2017

Kit bourge punkette pour le congrès

Point de rencontre

Dans tout l'univers
je t'ai choisi
toi

Fais ce que tu veux avec ça maintenant.

Ça fait longtemps qu'elle se construit
ton image
Et la mienne?

Être ton ailleurs à toi
pour l'instant

Dans une autre dimension
inventée

Il n'y a pas de hasard
ce sont nos calculs

Y toucher en même temps
S'abandonner, oui
Tu sais pas l'expliquer, mais faut-il tout expliquer?
Tout comprendre.

J'essaie de résister
me concentrer
sur ce que j'ai à faire.

Mais toi
toi
toi tu écris sur moi.
Je viens de permettre à FB de réutiliser les photos de mes totons
tout ça rien que parce que je voulais te les montrer.
Je suis rendue avec des si petits poignets
Veux-tu les attacher après ta tête de lit s'il-te-plaît?
J'aime ça quand je fais du GHB
me faire venir dans l'cul
Mais tsé
j'aime ça tout le temps
Mais tsé
pas de lubrifiant
avec toé
c'qui est l'fun c'est comment
tu t'places par en haut
pis que tu rentres
en descendant
pis que tu me tiens en même temps
les hanches
ben serrées

Reste en dedans de moé
Reste en dedans de moé
jusqu'à ce que je t'expulse parce que t'es trop mou.

Je me laverai pas
pis je vais me retenir de chier pour garder ton sperme en dedans de moé
estie, je suis déjà en train de tomber en amour.
J'en profiterais vraiement
si j'avais pas si peur que tu me rappelles pas
parce que je suis laide
Tout ça était prévisible
Et maintenant
Et pour toujours
J'ai de nouvelles rides

Comme après l'accident
Comme après son départ
La mort de mon père
après toi
mon visage a changé.

Je sais pas si je peux
te pardonner ça.

Faut que je me pardonne.

jeudi 18 mai 2017

T'essayeras toé
D'pas montrer ton cul
Au monde entier
Quand il vente de même
Moi j'y renonce


 Défi du jour : Le savoir perdu ou le demi-savoir

Faque, j't'allée toute seule

Ton chum veut pas se promener avec moi. Tu m'avoues ça, pas vraiment désolée. Comme s'il fallait que je comprenne, parce que c'est ma faute. C'est moi qui dérange. Ton chum est pas à l'aise en public avec une fille qui a du poil. Toi tu comprends ça, toi-même ça te dérange, tu me le dis. Je dérange. Je vous dérange. Parce que je me rase pas. Ça vous dérange. Mais comment ça se fait que mon corps vous préoccupe tant que ça? Comment ça se fait que vous vous sentez légitimes de le regarder, le juger, le critiquer, l'utiliser pour votre fucking promotion sociale? Est-ce que j'ai vraiment besoin de monde comme vous autres dans ma vie? Mais vous êtes comme tout le monde, c'est assez effrayant.

Faut clairement que j'apprenne à apprécier la solitude


Défi du jour : (Être) Sur le pont

mardi 16 mai 2017

J'étais déprimée pis en peine d'amour
Anne Archet est arrivée pis elle m'a pitchée une poignée de glitter dans face
Pour que je me rappelle

Je l'aime pour toujours.

dimanche 14 mai 2017

Proverbe du jour

Des fois tu penses que tu veux mourir,
mais t'as juste besoin d'une hache mieux aiguisée.

Grand gagnant

Tu as eu le dernier mot
Tu as fait plus de dégâts

Comptes-tu tes points?
Pour dire à tout le monde que t'es le meilleur.

Moi aussi faut que j'accepte.
Que tu sois un être décevant
malhonnête
immature
manipulateur
et surtout très très méchant.

Juste en t'aimant
J'ai fait ressortir le pire chez toi
C'est pas beau
hein?!

Je voulais juste t'aimer
mais pas toi

samedi 13 mai 2017

Tes bobettes blanches en coton
Je les trouve tellement laides
Ça pis le couvercle du sucrier
que tu remets jamais en place

Je pourrais m’écœurer
Tu comprends?
Je sais pas si tu comprends
Je pourrais
un beau matin
Prendre le sucrier
pis te le planter dans tête
Je sais pas si tu crèverais sur le coup
Tu serais bien capable d'étirer ça
pendant des semaines
dans le coma
à l'hôpital
pour me faire chier.

Pis moi j'irais te voir tous les jours
pour te parler de Batman
jusqu'à ce que je me suicide
rongée par la culpabilité

Faut-tu que je t'aime assez
comme dit Diane


J'ai tout compris

Je t'ai vu avec elle

#6, Smog des raffineries de l'est

vendredi 12 mai 2017

Toé
toé
toé
TOÉ
pis
tes yeux
ton accent
ton fedora
t'arrives juste à temps, bébé

Juste à temps.

mardi 9 mai 2017

Inquiète-toi pas pour  moi
J'peux pas me crever
j'ai même pas d'assurance vie.

lundi 8 mai 2017

Lavabo

Tes mots souvenirs
le goût du sang dans ma bouche

Le sang
souvenirs
tes mots

Ma gueule en sang
cracher les dents dans le lavabo
cling!
vomir du sang
tes mots

Le sang
sur les mains
dans le lavabo
Laver les mains
Laver le sang
Faire disparaître
Tout nettoyer
C'était un accident
N'en parlons plus

Se laver la face
pis
Recommencer

Faire exprès
découper la peau
chercher la douleur
tes mots
souvenirs
saigner
dans le lavabo
Cacher les cicatrices
pour aller travailler

le goût du sang dans la bouche
souvenirs de tes mots

dimanche 7 mai 2017

Happy end

Le jazz est bon
L'alcool
J'espère que t'es heureux maintenant.

Gin
Coco
Lime
Menthe
Piment

samedi 6 mai 2017

Sheryl Crow




Did you know, could you tell
You were the only one
That I ever loved
Now everything's so wrong


T'es ma plus meilleure erreur

jeudi 4 mai 2017

J'espère c'est pas un vph

J'ai la noune qui pue
chaque fois je couche avec toi
nos chimies
Je sais pas
ça sent le tabarnak
nos viscosités incompatibles
Sans doute une question de profil génétique
si je voulais un enfant de toi
j'accoucherais d'un mutant.
C'est la nature qui essaie de nous prévenir
J'ai la noune qui pue
chaque fois je couche avec toi

Il m'emmène en photo
et me prend partout
pour que j'oublie
tout ce que tu m'as fait.

As-tu besoin je t'explique le chemin pour venir en autobus?

Juste te prendre le temps d'une clope
ou deux pas plus,
je te paie ce que tu veux,
Qu'est-ce que tu veux
une poutine, un sous-marin?
M'asseoir sur ton visage 
et te donner des ordres comme
me manger le cul et la plote
comme du monde là
plus fort, 
plus vite,
plus loin,
Venir abondamment sur ta face
en me frottant sur ton nez,
ton front, tes joues
t'en mettre bien partout
sur la barbe, dans le cou
dans les cheveux,
après tu décâlisses.

-Je t'ai pas parlé du repas. J'arrête pas de travailler dans ta face. Je t'ai fait venir au centre-ville pour rien.
-Tantôt tu vas vouloir fourrer, moi je vais lire dans ta face. Comme ça on sera quitte.

mercredi 3 mai 2017

C'est à cause de mon accent,
la musique poche,
le mauvais goût que je cultive
parce que j'ai engraissé
à cause de mon écriture
c'est toute ça.
C'est moi au complet que tu n'aimes pas
que tu n'as jamais aimée.

C'était pas moi que tu aimais.
Je t'ai pas rendu l'image que tu voulais
Je suis pas la candidate idéale
pour polir ton reflet.
Inadéquate
laide
conne
C'est ça que tu penses de moi.
Tu m'as jamais aimée.
Ça fait mal de le verbaliser,
mais c'est plus réel que tout ce que tu as dit
Tu m'as jamais aimée.
Jamais.

Moi non plus à vrai dire
c'était une mauvaise expérience.

Ma grand-mère battait ses enfants
Elle les frappait
Les écrasait
Broyait leur petit coeur avec ses doigts

Ma grand-mère battait ses enfants
Ne leur disait jamais rien de beau
Elle les aimait pourtant.

Je t'ai confié beaucoup trop de secrets

J'en ai trop dit
J'aurais jamais dû
Tout ça pour rien.
Pour rien.

mardi 2 mai 2017

Chronique d'un scandale à télé-Québec

Il n'y a rien de plus cruel qu'un adolescent quand il en aura fini avec toi il te jettera comme un vieux chiffon. TU N'ES PAS JEUNE!

Denise Boucher

Dans l'angoisse
Ta fée
Gèle dehors
Toute seule
Toute seule
J'avais cru au Père Noël.

lundi 1 mai 2017

Parce que des fois ça serait trop compliqué t'expliquer et surtout, tu serais trop cave pour comprendre.


Espèce de brute
vas-y fourre-moi comme
un animal
Rentre trop tôt
Va trop loin
Défonce-moi
Déchire-moi toute