mardi 30 décembre 2014

Mistinguett

On m'appelait comme ça quand j'étais petite. Mistinguett.
Une vraie Mistinguett qu'on disait.
C'est drôle comment on t'encourage à devenir une pute pour après te condamner si tu le fais.




lundi 29 décembre 2014

Des fois. Des fois j'en reviens pas comment je peux être conne. Je m'impressionne. Niaiseuse de même, comment ça se fait que j'ai survécu jusqu'à aujourd'hui. Incroyable.

C'est un record. Avec toi je bats un record. Mais comment je fais pour attirer juste des losers? Des sociopathes? Des insignifiants comme toi? J'ai comme un talent particulier. Je suis au top. Championne toutes catégories. J'aurais pas pu faire mieux. J'aimerais ça te couler dans le bronze pour me faire un trophée en souvenir. Tant qu'à être la pire des épaisses. Je pourrais te faire tenir mes livres dans le salon.

Je suis donc ben stupide, moi, câlisse. Fuck j'ai même un peu de peine.

Pourquoi je mets pas juste un cadenas sur mon coeur (sur mon cul surtout)? Où c'est que j'achèterais ben ça?

Pis comment je vais me débarrasser de toi, maintenant? Petit animal. J'ai pitié de toi.

dimanche 28 décembre 2014

Si tu veux on peut être des amis

Tu me trouvais belle
avec mes jarretelles
mais en dessous de la dentelle
j'tais pleine de pouels




jeudi 25 décembre 2014

Arrête de penser que ta vie c'est de la marde. T'as une date le 25 décembre avec Sophie chez Françoise.

Torture et masochisme épisode # 21


Feuilleton utilisé par les illuminatis pour contrôler votre esprit.

Tous les épisodes : #1, #2, #3, #4, #5, #6, #7, #8, #9, #10, #11, #12, #13, #14,#15, #16 , #17, #18,#19, #20


Ninja

Elle y pense tout le temps. Quand elle se fait les ongles et les cheveux. Elle y pense en achetant une petite robe de cuir. Quand devant le miroir avec son masque, elle ressemble à une ninja. Une ninja féministe et sexy. Ça la fait rire. La nervosité.

Elle arrive la première. Dans son souvenir, il était plus grand. Il est plus nerveux qu'elle, plus belle qu'avant. Elle l'embrasse sur la joue en lui bandant les yeux. Folle de ses épaules, de ses bras. Ses grandes mains. Elle y pense tout le temps. Les prend dans les siennes. Les flatte en lui attachant les poignets dans le dos. Elle passe ses doigts entre les siens. Elle frôle, pince, lèche, mord. Elle joue avec son pied, un briquet et un glaçon. Il crie. Il rit.

Elle lui permet de regarder. Elle danse. La robe relevée. La main caresse la motte. Les doigts ouvrent, écartent les lèvres. Elle montre. Il voit bien. Elle bouge les doigts. Elle les agite.

Ses lèvres tremblent pendant qu'il la dévore des yeux. Pas facile de jouir quand il la regarde comme ça.

Elle remet son manteau et ses bottes.

-Si tu restais on pourrait boire du vin.

Sa main sur la poignée, elle se retourne, le regarde par-dessus son épaule. Que ferait une ninja?

#22

mercredi 24 décembre 2014

Connais-tu Poulet Neige?
Tu as jusqu'à minuit pour faire ta liste:

https://listedenoel.ca/fr


Te souviens-tu de la dernière fois qu'on est allé passer Noël dans ta famille?

Te souviens-tu j'ai pleuré en rentrant?

Moi je me souviens de ta petite cousine, la belle pitchounette qui devenait tellement une belle fille que c'était difficile de pas être jalouse. Elle était tellement parfaite. C'était impossible de ne pas la regarder. Elle avait changé en pas beaucoup de temps. On lui disait de faire attention avec sa petite jupe, elle n'était plus une petite fille là. J'ai entendu quelqu'un parler de ses cuisses. Quelqu'un les trouvait grosses. Son frère et ses oncles l'ont écoeurée avec ça pendant toute la soirée. Comme si tout le monde avait des droits sur son corps. Un moment donné elle a donné une poussée à son frère. Elle était tannée. Il l'a agrippée, l'a forcée à s'asseoir sur lui, il la tenait. Il l'empêchait de bouger. Elle a crié. J'ai vu les yeux de la petite se remplir d'eau. Je l'ai vue arrêter de se débattre, se laisser faire pour que ça arrête. Pendant que tout le monde riait d'elle. Tu te penses fine hein. On lui a montré à se tenir tranquille même quand on lui fait et lui dit des choses qu'elle aime pas. C'est de même que ça marche dans ta famille.

J'ai passé le reste de la soirée dehors à fumer. Quand j'ai fini mon paquet de cigarettes j'ai fumé les tiennes. Après je t'ai dit que je voulais m'en aller.

J'ai failli te sauter dessus ce soir-là. Parce que sur le coup tu voulais pas me croire. T'avais vu la même chose que moi mais tu pensais que c'était pas grave. J'ai failli partir, j'attendais juste ta réaction quand je t'ai dit que je pouvais pas avoir d'enfants avec toi parce que je vais tuer celui qui va traiter mon enfant comme ça et je serais obligée de tuer toute ta famille, même tes tantes parce que ta famille est misogyne. C'était pas juste des jokes de mononc. Les jokes de mononc, c'est jamais juste des jokes. Faire semblant d'être un mononc cochon pour mettre le monde mal à l'aise, c'est pas moins grave qu'être un vrai pédophile.

À partir de ce jour-là tu t'es mis à faire attention à tout ce que ta famille disait et ça t'a pas pris de temps pour comprendre que j'avais raison. Ta famille hais les femmes. C'est sûr que c'aurait été plus confortable de continuer de faire semblant que tout est correct. C'est sûr que ça t'a demandé un effort pour reconnaître que tu avais été malhonnête tout ce temps-là parce que c'était moins compliqué de faire comme si c'était des jokes. C'est pas simple d'accepter le fait que de ne pas participer à ces conneries, c'est pas suffisant, il faut les arrêter, les empêcher de commencer. Faut montrer aux hommes que ça ne fonctionne pas comme ça. C'est impossible.

Depuis ce jour-là il est trop tard pour moi, je ne me sentirai jamais en sécurité dans ta famille et je pourrais jamais laisser mon petit sans surveillance avec eux. Ben oui mais c'est Noël, c'est pas le temps de penser à ça. C'est pas le temps de juger et condamner les gens qu'on aime...

C'est Noël. C'est le moment de créer un espace sécuritaire pour toi, moi et les filles que tu aimes (en fait, même les filles qu'on n'aime pas ont droit à la sécurité). C'est pas difficile de s'intégrer, juste arrêter de menacer la sécurité des filles. Juste ça.

mardi 23 décembre 2014

Écartement

Ça faisait longtemps.
T'avais hâte.
Moi aussi j'avais hâte.
Je me sens proche de toi à soir.
C'est facile.
Ça déboule tout seul.
Ah ben regarde donc ça j'ai pus de brassière.
Je te veux.
Je vais te montrer.
Tu vas voir.
Sors-la.

Je la tiens à deux mains.
Je me mouille les lèvres.
J'ouvre grand
et je me l'enfonce.
J'arrive presque à tout prendre.
J'aspire. Je suce fort, je tète longtemps.
Je suce tellement que j'en ai mal à la tête.
Je suis toute essoufflée.
On pourrait se demander comment ça se fait que t'es pas encore venu.
C'est ma technique.
Je te maîtrise parfaitement.
La mâchoire écartée et la langue endolorie,
je me couche sur le dos.

Tu montes sur moi,
je m'écartille, je plie les genoux
et je croise les jambes dans ton dos.
Tu donnes des petits coups,
tu entres à peine.
Je me mets à trembler
et à secouer les reins pour
tenter de capturer.
Je te pogne les fesses et te pousse au fond de moi.
Je crie.
Je me resserre sur toi et j'ai envie de pisser.
Tu le sens gonfflé,
tu te frottes et te cognes dessus.
Tu gémis. Je serre.
Tu vas très vite.
Tu pèses fort sur le bouton en t'agitant.
Je me déverse sur toi
et sur ton lit.
T'avais préparé une serviette,
je trouve ça mignon.
Mais pourquoi on l'a pas mis sur le lit avant?
J'imagine que tu voulais pas me mettre de pression.

Je pense que t'aimes ça plus que moi.
T'as même pas besoin de jouir.
On se couche en cuillère.
Tu me flattes et m'embrasses l'épaule.
J'ai pas envie qu'on s'endorme comme ça.

Je me frotte un peu.
J'essaie d'écarter les fesses de te faire glisser entre.
Rapidement tu durcis.
Tu me demandes ce que je fais
et à quoi je pense.
Qu'est-ce que je fais?
J'essaie de te faire rentrer dans mon cul
et je pense que je devrais faire une autre batch de biscuits.
Tout le monde aime mes biscuits.
Tu mets ton doigt et tu le remues en moi.
Ça m'excite, je commence à me branler.
Je tourne tout doucement autour
parce que sinon je vais jouir tout de suite.
Tu ressors ton doigt.
Tu prends ma jambe et la soulèves un peu
pour m'ouvrir.
Tu glisses doucement en moi.
Tu poses ta main sur ma hanche.
Ton souffle est saccadé, comme si tu faisais un effort.
Tu avances.
Je réagis et laisse échapper un petit couinement.
Tu t'immobilises.

-Reste comme ça un peu.
-OK.

Tu recules un peu et tu reviens.
Sans aller plus loin.
Tu attends que je te le dise.
J'attends d'être prête.
Tu pinces et tires un peu mes seins.
Tu me fais une sucette dans le cou.
Je ne te sens presque plus dans mon derrière.

-Remplis-moi. Rentre au complet.
-Au complet.
-Je veux que t'ailles au fond.
-Au fond.

Tu donnes des petits coups
et un grand.
Je crie. Tu cries.

-C'tu correct?
-Correct.
-Trop fort?
-Non c'est parfait.

C'est un mouvement franc.
Exact.
Presque mécanique.
La force, la vélocité.
Une sorte de mouvement perpétuel.
J'arrête de gémir
tu respire moins fort
tous les deux concentrés à se bercer
ensemble.
Le bruit que ça fait.
Ça m'excite,
ça me fait peur.
J'ai hâte qu'on vienne.
Ça me fait peur.
J'ai pas mal.
Un bruit d'étirement.
Quand tu rentres.
Tu me fends.
Tu me perces.
Tu m'étires.
Bruit de tension.
L'écartement.

Vacances

Quand les enfants écoutent Hellboy en français pendant que toi tu écris de la porn, tu sens que tu regarderas plus jamais Yves Corbeil de la même façon.

samedi 20 décembre 2014

Pourquoi tu me demandes si je veux des enfants? Pourquoi tu me poses cette question-là? Je travaille 60 heures semaine, j'ai 10 000 projets. Pourquoi tu me demandes ça? Est-ce que tu demanderais ça à un homme? Pourquoi faut savoir si je veux des enfants? J'ai pas le droit d'être une femme tranquille sans qu'on me surveille l'utérus. Y a pas moyen qu'une journée se passe sans qu'on me rappelle ma fonction reproductive.

vendredi 19 décembre 2014

Petit cousin de Bébé Laide

Yo!
Toi ta mère te ramène-tu
des toutous affreux
quand elle fait du bénévolat
à l'église?

Est poche ta mère.





Encore une nuit où, un peu soûle, j'ai marché la ville en espérant tomber sur toi.

jeudi 18 décembre 2014

La distance

Des fois ça me fait du bien de croire que tu composes quotidiennement, toi aussi, avec ces petits rappels constants de l'imperméabilité de nos deux mondes. La distance. Probablement pas. J’ai peur de savoir mais j’ai comme besoin de savoir, même si je sais que je saurai jamais.

C’est à ça que je suis accro. Le désespoir. L’impasse. La distance. Parfois je m’imagine que tu te sens comme moi et je me sens conne, mais c’est rassurant aussi. Toi tu n’as pas besoin de moi. Tu ne m’aimes pas comme moi je peux t’aimer. Tu essaies d’être gentil. Tu l’es. T’as jamais été amoureux. Comment j’ai pu y croire? L’imaginer c’est une chose, en rêver, le souhaiter. J’y ai cru. J’ai cru que ça se pouvait. Que toi tu m’aimes. Et j’écris toujours la même histoire romantique impossible, mais toi et moi c’est pas impossible, c’est juste pas là. Juste pas ça. Tu veux pas. Tu le sens pas. Je sais pas. La distance.

mercredi 17 décembre 2014

Journée pour mettre fin à la violence contre les travailleurSEs du sexe

On m'a demandé d'écrire quelque chose au nom de l'AQPSUD. C'était tout un défi parce qu'habituellement j'écris n'importe quoi, mais là, on me demandait d'écrire quelque chose. J'ai fait de mon mieux.


L’AQPSUD est un organisme « par et pour » regroupant des personnes utilisatrices de drogues dont certaines sont aussi travailleurSEs du sexe. Des gens rassemblés par une mission : Faire la promotion de la santé, défendre leurs droits et réclamer leur inclusion lors de la prise de décisions les concernant. Comme on dit à l’AQPSUD : « Rien à notre sujet sans nous ».

Nous croyons qu’avec la nouvelle législation, les droits des travailleurSEs du sexe sont bafoués et qu’ils et elles sont obligéEs de travailler dans des conditions où leur santé et leur sécurité sont menacées.

La nouvelle législation encadrant la prostitution met en péril la santé des travailleurSEs du sexe en criminalisant le client. Ceci a pour effet de les isoler, et de diminuer le nombre de clients achetant des services sexuels et donc, d’accentuer leur pauvreté. Une recherche menée par l’AQPSUD auprès des femmes révèle que les travailleuses du sexe sont plus susceptibles de prendre des risques pour leur santé lorsqu’elles manquent d’argent ou de drogue.

La rhétorique conservatrice qui dépeint les clients comme des agresseurs et les personnes offrant des services sexuels comme des victimes, ne fait qu’accentuer leur isolement sans tenir compte de la réalité de deux individus adultes et consentants qui négocient et échangent des services. On préfère se représenter la femme comme un objet sexuel, exploitée et démunie plutôt que comme un être entier et en pleine possession de ses moyens, fournissant des services sexuels. On évacue la réalité de leur relation avec la clientèle.

Criminaliser les clients augmente inévitablement la pression sur ceux et celles qui vendent des services sexuels. Les obligeant à se cacher, se déplacer pour protéger leurs clients. Loin de leurs repères et de leurs fournisseurs habituels, ils et elles peuvent se voir contraintEs d’accepter une quantité de drogue moindre comparativement à la valeur habituelle parce qu’ils et elles n’ont pas accès à une alternative. Ne pas faire affaire avec son fournisseur habituel augmente le risque de se voir refiler de la mauvaise drogue ou pire de faire une surdose. Des situations qui les rendent plus vulnérables aux abus.

En éloignant les gens de leurs quartiers, ils perdent leurs repères et les ressources auxquelles ils ont accès dans leur communauté; comme les services d’hébergement d’urgence, l’échange de matériel d’injection, l’aide alimentaire. Les organismes communautaires aident les personnes qui le désirent à améliorer leurs conditions de vie. Nous n’avons plus besoin de prouver leurs impacts positifs autant sur les gens qui bénéficient directement de leurs actions que sur l’ensemble de la population. Toutes les ressources doivent demeurer accessibles pour ceux et celles qui en ont besoin, dont les travailleurSEs du sexe. Autrement, le risque de contracter une ITSS, le VIH ou le VHC est accru. On pourrait retrouver plus de seringues à la traîne. Les seringues risquent d’être utilisées plusieurs fois, ce qui va à l’encontre des recommandations de la santé publique.

Désormais, on criminalise le fait de fournir de la drogue à une personne effectuant le travail du sexe. Cet article s’applique même à un colocataire ou à une personne à charge et ne vise pas nécessairement la vente, mais aussi le partage de drogue. Tout cela ne fait qu’exclure d’avantage ceux et celles qui consomment des drogues en plus d’accroître la stigmatisation dont ils et elles sont victimes en criminalisant des membres de leur entourage. Privilégier la consommation de drogues avec des gens de confiance qui sauront agir en cas d’accident ou de surdose, réduit les méfaits liés à la consommation de drogues.

Croire qu’on peut criminaliser les clients et l’entourage des travailleurSEs du sexe sans les stigmatiser est complètement absurde. Ce ne sont pas touTEs des victimes. Travailler dans l’industrie du sexe peut permettre à certainEs de reprendre le contrôle sur leur vie. Aussi, quand tu dois te cacher, il est plus difficile d’avoir une vie dite normale et d’intégrer cette société qui dépense autant de temps, d’argent et d’énergie pour t’exclure.

À l’AQPSUD, nous dénonçons la nouvelle législation fédérale qui met en péril la santé et la sécurité des personnes qui effectuent le travail du sexe et qui consomment des drogues. Nous dénonçons la stigmatisation du travail du sexe. Nous devons protéger touTEs les travailleurSEs. Nous souhaitons que nos argents et nos énergies soient employés à développer des solutions sécuritaires, durables et adaptées aux personnes directement concernées. Plutôt que la répression, nous adhérons à la philosophie de réduction des méfaits et nous croyons en l’empowerment. Il est nécessaire de soutenir les organismes qui donnent des services, ainsi que de rassembler les conditions favorables pour qu’ils et elles puissent pratiquer leur métier sans craindre pour leur sécurité et leur santé. Suspendre ses jugements moraux et ses appréhensions personnelles pour réfléchir ensemble et penser le travail du sexe autrement.



Chantal Montmorency
Association québécoise pour la promotion de la santé des personnes utilisatrices de drogues

dimanche 14 décembre 2014

Rebel Rebel

Tu trouves pas qu'on est bien,
juste comme ça.
Hydromorphone pis David Bowie
sur ton lit.
Est belle ta nouvelle paire de jeans
mais je trouve que tu gaspilles ton argent.
Ça me détend de te toucher par-dessus le tissus.
caresser tes couilles.
J'aime ça te flatter en discutant.
Te sentir bander doucement.
Poser ma tête sur ton ventre
regarder la bosse gonfler.
Hâte de l'embrasser.

Absolument tout chez toi me captive.
Même ta façon de respirer
quand tu m'attends.
L'inflexion, le ton,
ta voix quand t'as envie que je te suce.
Tu gigotes et tes doigts tirent un peu sur le jeans
comme pour faire de la place.
Oublie ça, y en a pus de place.
Je presse un peu et je trace avec mes doigts
tes contours.
On anticipe.

Tu enlèves ma main sur toi et tu l'embrasses
en me repoussant doucement pour
te lever et te débarrasser de ton pantalon.
Je me précipite.
C'est pas facile de pas s'énerver.
J'y touche avec ma main
elle est douce et chaude, frétillante.
Je prends tes couilles et les tâte.
On se regarde dans les yeux
Je te trouve trop sérieux
je te souris.
Tu te penches pour m'embrasser.
Je mords délicatement ta lèvre
je suçotte ta langue.
Ta main brûlante sous mes cheveux
sur ma nuque.
Ton autre main se place de l'autre côté.
Tu tiens ma tête.
Tu pourrais donner un coup de rein
me rentrer dans le fond de la gorge
d'un geste sec.
Mais c'est pas ça que tu fais.

J'ouvre la bouche.
Tu es tellement excité que j'ai peur que tu exploses.
Je fais juste t'effleurer.
J'embrasse du bout des lèvres
en massant délicatement.
La poche est pleine,
la peau tendue.
Je remonte en lèchant
suivant la veine.
Tu tiens ton chandail
et tu me regardes faire.
Je dépose plusieurs baisers
et je l'engloutis d'un coup.
Tu gémis presque effrayé
tu enlèves ton chandail
et tu te penches un peu
pour me pogner les seins.
Je ne bouge pas beaucoup
mais je tire fort.
Tu perds le contrôle.
Tu tires sur ma culotte
tu m'attrappes les jambes,
me renverses.
J'ai le réflexe de mettre ma main sur ma chatte
avant que tu la touches avec ta bouche.
J'ai comme peur que tu me fasses mal.
Tu me lèches.
Tu suces et aspires mes lèvres.
Tu enfonces ta langue le plus loin que tu peux.
Et la pointant sur mon clitoris
tu l'agites.
Tu fais le même mouvement quelques minutes
pas longtemps
Je me mets à trembler et je tire tes cheveux en jouissant.
Ça fait presque mal, je crie et me tortille.
T'as débandé.
Elle s'est évanouïe sur le côté gauche.
Mais dès que j'y touche elle revient à elle.
Je la remets dans ma bouche.
J'aspire moins fort, mais je bouge plus vite.
Ta main sur ma tête.
Je me rends compte que je suis la musique
Ça me déconcentre.
Je trouve qu'on fait souvent les mêmes affaires
on baise comme des hétérosexuels normaux
Ça aussi ça me déconcentre.
Je sais pas quoi faire pour que ça change,
je vais chercher un livre à la bibli.
Tu vois bien que je suis pus la pantoute.
Tu me demandes si je suis correcte.
Tu t'enlèves et machinalement
je m'installe à quatre pattes.
J'appuie mon visage sur le matelas.
Je sursaute toujours au premier coup de langue.
Et quand tu me manges par derrière comme ça,
j'ai toujours besoin de fermer les yeux.
Tu m'insères ta langues, loin
enfonçant ton visage au complet dans mon derrière.
Je serre les yeux.
Tu remontes. Ta langue fouille mon cul
pendant que tu entres deux doigts en moi, sans difficulté.
Je me demande pourquoi t'aimes autant ça.
Je partage avec toi ma conclusion :

-T'es vraiment un gars cochon.

Tu réponds la tête toujours dans mon cul
je ne comprends rien
mais je suppose que tu approuves.

Je mouille ça me coule sur les cuisses.
Tu échanges tes doigts pour ta queue
sans transition
ça glisse, ça rentre tout seul
jusqu'au fond.

-As-tu le goût de m'enculer un petit peu?
-Ça me tente pas.

C'est toujours comme ça,
quand j'en ai envie
tu veux pas.
Et quand ça te tente
c'est moi qui suis pas dedans.
C'est le gros lot quand on tombe
sur la fois où on veut la même chose
au même moment.
Pas aujourd'hui.

Si au moins on savait le prédire
comme un éclipse.
Les occasions rares, j'aime les planifier.

Mais c'est pas grave,
la musique est bonne pareil.
En plus tu dis que tu vas m'en mettre partout.
Je me plaindrai pas certain.

Toi là, tu trouves-tu ça sexy
une écrivaine dépeignée?
En pyjama avec les totons lousses.

Non mais on parle pour parler là.
Toi, c'est tu ton genre?

samedi 13 décembre 2014

T'étais juste une étoile filante.
J'ai été sage, j'ai pas fait de voeux.
C'était l'fun que tu passes.
Bye.

vendredi 12 décembre 2014

Je sais que tu as envie de te réveiller avec moi demain.
Ça serait plate que tu aies lavé les draps pour rien.
Je sais à quoi tu pensais ce matin.
Tu voyais mes lèvres en éjaculant sur ta main.

Est-ce qu'on peut descendre plus bas?

 C'est rendu que j'écoute Isabelle Boulay.
 Es-tu content de toi?


J'avais oublié pourquoi je dors pas cette nuit. Mon père.






jeudi 11 décembre 2014

Y a-tu de quoi de plus excitant qu'un gars pas dédaigneux?

-Est-ce que je peux te toucher?
-Oh oui.
-Est-ce que je peux te sucer?
-Si tu veux.
-T'aimes-tu ça?
-Trop. Faut que t'arrêtes.
-Tu veux que j'arrête?
-Ça te tente-tu que j'te mange?
-Ben j'ai porté des collants pis j'ai eu chaud un peu.
-Ok, mais j'peux-tu te manger pareil? Ça te tente-tu?
-Ok. J'ai le goût de te manger le cul, moi.
-Attends, on va se placer pour que tout le monde soit content.

Héroïne




Y a personne qui peut m'empêcher de partir sur la go en fin de semaine.

Sauf peut-être toi, mais tu le feras pas.
Qu'est-ce tu dirais de ça, un bon coup de pelle su'a yeule? Moi je pense que ça te ferait bien un nez cassé. Avec du sang sur ton beau manteau. Qu'est-ce tu dirais de ça, un bon coup de pelle dans les côtes? Dans les jambes? Tu serais si beau une fois tout pété. Pense à ça. Pense à ça en mangeant ta collation. En buvant une tite frète après la job. Je pourrais te défaire la face. C'est une chose qui pourrait arriver. T'es laid que l'christ, mais si je te pogne, je promets de faire de quoi de beau avec toi.

mercredi 10 décembre 2014

Accroche-moé
Comme une vieille mitaine trempe

Ramasse-moé
avant que la gratte passe


J't'assez excitée, je viens de booker ma fin de semaine au monastère.
Ce moment-là où tout est possible.
Les yeux qui pétillent.

Des fois ça fait du bien de tomber en amour.
C'est même pas stressant.



Tu m'as dit que tu pouvais tenir la porte pour que je puisse rentrer si j'ai froid. J'ai dit j'ai pas froid.

J'ai failli piler sur ta main quand j'ai mis mon pied sur mon foulard par terre pour t'empêcher de le ramasser à ma place.

Je voulais pas que tu m'aides à transporter mes affaires.

En plus j'étais bête.

Je suis capable de me payer ce que je veux.

Ça paraît pas de même, mais j'ai le goût que ça marche. T'es pas mal mon genre. 


mardi 9 décembre 2014

Des fois tu passes une journée de marde pis tu ouvres le cirque en rentrant. Pis tu changes deux ou trois mots. Ça fait tellement du bien que tu pleurerais.
Tu m'aimais.
Je le savais, je soignais mes mots, mes gestes.
Je voulais pas t'encourager.
Mais je voulais pas que tu te tannes, non plus.

Fallait que je te nourrisse juste assez pour
que tu gardes l'intérêt.

Tu m'aimais.

Je me sentais cheap quand ça paraissait trop.
Quand tu t'ouvrais
quand tu me déballais tes sentiments
et m'assurais que c'était pas grave.
Pas grave pour qui?

Tu m'aimais.
J'aimais ça sentir que j'étais importante.
J'avais l'avantage.
T'avais tout le temps peur de mal agir.
Et quand je te rassurais, je me sentais puissante.

Tu m'aimais.
Rien d'autre chez toi ne m'attirait.
Et je m'en voulais.
Tu me respectais, mais pas moi.
Je faisais semblant d'être bien
et je mentais quand tu me le demandais.

Tu m'aimais.
Je savais plus de choses que toi
et ça me faisait du bien de pas me sentir conne.
Quand tu me regardais avec des grands yeux.
Quand tu me trouvais trop intelligente.

Tu m'aimais.
J'en ai profité pareil.
Me suis poussée avant de m'habituer.
Avant d'être trop impliquée.

Tu m'aimais.
Je m'ennuie de ça.
Le regard bienveillant.
Le sourire.
Les mots gentils.
Je m'ennuie de ça.
L'amour.

J'y avais renoncé.
Y a des personnes aimables
et d'autres qui sont serviables.
Je pensais que j'étais faite comme ça.
On ne m'aime pas.
Pas moi.
On aime la fille à côté.
On me demande le numéro de mon amie.
J'ai jamais été la plus belle.
Fallait que je sois drôle
et que j'accepte les miettes, comme toi.
On apprend à aimer les miettes
Même s'il faut les ramasser par terre
Même sous une couche de poussière
On apprend à avaler en fermant les yeux
On apprend à se contenter de miettes
à se faire accroire que c'est une bonne bouchée.
Moi j'aimais à sens unique, comme toi.
Je suis plus capable.
Depuis que tu as inversé les rôles,
j'ai le coeur figé.

Tu m'aimais.
J'ai fait exprès aussi.
Je choisissais les mots, les couleurs et le ton pour.
Tu m'aimais et je feignais la surprise
"Mais qu'est-ce que tu me trouves?"
Ça te dérangeait pas.
Le mensonge.
Y a juste moi qui s'enfarge là-dedans.
Ça n'avait jamais fonctionné avant toi.

Tu m'aimais.
Et j'aimais ça que tu m'admires
que tu me retiennes le matin
que ça te dérange quand je parlais de ma vie avec lui.
Tu voulais faire tes preuves.

Tu m'aimais.
Le matin où tu m'as dit que si t'étais moins cave
si tu buvais moins
faisais moins de niaiseries
je te donnerais une chance.
J'ai vomi.
J'ai vomi en reconnaissant ma détresse
dans ton coeur.
Et je ne suis plus capable d'aimer.
J'avais jamais eu besoin d'expliquer à quelqu'un,
non, je t'aime pas.
C'est plus facile à dire qu'à entendre.




J'ai la noune qui grince.

C'est comme pas vraiment ma journée
Serait le fun que tu répondes
J'ai besoin d'un fix
des fois j'ai besoin de ta technique.

Je veux pas que tu me lèches
J'ai la noune qui grince
comme une vieille porte de hangard
Vulnérable aux bactérie, la muqueuse sèche
Quand je pense à lui ça coince
il me déséquilibre le ph et m'embrume le regard

J'aime mieux te tourner le dos
Prise en chien de fusil
Graisse-moi bien comme il faut
Je vais te demander d'être plus rough
De me surprendre, de me dérégler l'établi
Fends-moi
Perce-moi
Sable-moi
Démonte-moi en petit morceaux
voir si je pense encore à lui après ça.

J'ai marché dans l'hiver
J'ai toute sniffé
toute bu
Reste rien
J'ai même fumé son hash
que je gardais en souvenir
Je l'oublierai pas.

Même quand tu vas me dire que j'ai des beaux yeux.
Je vais sourire, mais j'aimerais mieux que tu dises rien.
Je vais prendre ta main pour la mettre sur ma gorge
Si tu m'étrangles j'aurais peut-être la paix cinq secondes

Je veux bien que tu me déranches
avec ton outil bien calibré
Si t'es capable de rentrer
je vais te coincer en moi
Je vais t'arracher le cap avec ma pince.

J'ai la noune qui grince.

lundi 8 décembre 2014

Exactement moi

-C'est pas érotique. C'est pas excitant. C'est full sexuel, mais tsé, pas excitant. Vulgaire aussi. Absurde un peu, mais c'est pas érotique vraiment. 
-C'est exactement toi, ça.


-Le facteur!
-Quoi le facteur?
-J'ai toujours aimé ça, un facteur.
-Niaiseuse.
-C'est pour toi, c'est le BS.
-Comment ça une lettre du BS à ce temps-ci du mois?
-Ça m'énerve ces affaires-là.
-Dis-moi pas que je suis encore convoqué à leur christ de réunion plate.
-Ouvre-la, j'ai peur.
-Moi aussi.
-Ça dit quoi?
-C'est pour dire qu'ils me donnent 10$ de plus par mois.
-Wow! Eux autres viennent de faire toute la différence. 
-On va passer des belles fêtes, hein bébé?...

dimanche 7 décembre 2014

J'ai froid



Est-ce que je t'attends?
Est-ce que je devrais?
Je vais le faire quand même.
Sur le bord de la fenêtre.
C'est pas grave.
Si tu me fais signe je vais pleurer.
Si tu le fais pas je vais pleurer.
T'as le tour de me torde les tripes
comme il faut.

Je vais tomber sur toi avec elle.
Je me prépare mentalement.
Mon faux sourire, mes vœux de bonheur.
Peut-être qu'elle est déjà enceinte.
Ça me tuerait
et je devrais sourire quand même.
Même morte, je voudrais pas que ça paraisse.
Comment je suis capable de me détruire
à cause de toi.
Je voudrais pas que ça te dérange
si je disparaissais.

Ça t'arrive-tu d'imaginer que tu meurs
et que personne s'en aperçoit.
Ça doit être facile de mourir comme ça.
Avoir le temps de fermer ses livres.
Partir doucement sans se retourner.
La vie continue.

Ce que j'ai appris avec toi,
c'est que tu viens pas si je t'attends.
C'est pas grave.
Je vais pleurer de toute manière.
Je suis jamais prête, mais je deal avec.

La même toune en boucle depuis ce matin,
en serrant mon oreiller
comme si c'était toi.
J'ai fini ma morphine
et j'ai rien pour me calmer.
Un peu de musique
mais toutes les chansons me font penser à toi.
Et j'ai froid.
-C'est réaliste pour toi de terminer ton article aujourd'hui?
-Ça sera plus réaliste encore demain.
Me souviens pus trop comment on s'est rencontré. Une histoire de politique, de lutte, d'implication. Si tous les adversaires étaient élégants comme toi. On s'est frôlés, on a jamais eu le temps de s'approcher plus. Tu allais vers les autres avec une telle douceur. Chaque seconde partagée avec toi, je me suis sentie privilégiée. Tu m'as donné beaucoup, j'ai pas toujours su recevoir, mais avec toi, c'était facile. Toi tu me trouvais pas vulgaire.

lundi 1 décembre 2014

-Moi je pense que mon problème c'est que je suis trop intelligent.
-Moi je pense que t'es cave en estie.
-Ta yeule.
-Non, mais c'est vrai. Si tu penses vraiment que t'es intelligent, change de milieu. Essaye de réparer un char, va vivre dans le bois ou en Chine, essaye de te faire au moins un ami dans un autre pays. Ça te prendra pas de temps réaliser que tu connais rien. T'es un estie de cave comme moi parce qu'on sort pas d'icitte.

vendredi 28 novembre 2014

La fille de Rosemont

Les gars de Villeray sur les sites de rencontre, ils espèrent tout le temps tomber sur une fille de Rosemont. Pas trop snob, pas trop trash, pas trop proche, mais pas loin.

Je les déçois tous.

jeudi 27 novembre 2014

Non, mais y en a-tu une christ de gang qui doit capoter. Non, mais, tu leur as fermé la yeule solide, ma chérie. T'es acceptée en travail social, t'as raison d'être fière. Moi, ça me surprend pas. Je le savais la première fois que je t'ai vue. T'allais pas passer ta vie dans rue. Pas toi.

T'es partie pour la gloire, rien ni personne ne va t'arrêter maintenant. Ils peuvent ben toutes aller chier.

J'espère vraiment que des fois, quand les petits sont couchés, ton chum joue au Playstation, toi tu fumes un joint tranquille et tu réalises tout ce que tu as fait en trois ans. Moi j'ai jamais vu ça.

Te souviens-tu de la fois

J'étais en petites culottes et en t-shirt blanc, j'avais pas de brassière. Tu disais que tu aimais ça me pogner les seins comme ça. Que j'étais vraiment sexy avec les bouts dures et mon chandail transparent. On a pris notre temps. C'était un après-midi d'automne un peu comme aujourd'hui, mais il faisait chaud dans ta chambre, parce que tu es frileux et tu chauffais déjà depuis le mois de septembre. Assise sur toi, je me suis longtemps frottée sur ta queue tellement bandée qu'elle arrivait presque à déchirer tes bobettes et les miennes pour entrer. T'as mis tes doigts dans ma culotte. J'ai dit non pas tout de suite et tu as dit que j'étais une petite agace pis tu m'as donné une claque sur le cul. Je me suis penchée pour t'embrasser, j'ai sucé un peu ton oreille et c'est là que je t'ai dit tout bas, (t'en souviens-tu?), c'est là que je t'ai dit que j'aimerais vraiment vraiment ça, faire de la littérature avec toi. Je pense que je t'aurais fait moins badtriper si je t'avais juste dit je t'aime. T'étais clairement pas prêt pour un engagement comme celui-là. Écrire. Fallait que je change le momentum, me suis dépêchée à aller te chercher dans ton boxer pour te faire rentrer tout de suite en dedans de moi, rien qu'en tassant ma culotte. T'as relevé le chandail sur mes seins et tu les as pris dans tes mains pis tu m'as demandé "Pourquoi tu souris?"

mercredi 26 novembre 2014

La charité

Chaque année je viens icitte pis je fourre une couple de bénévoles.
J'ai envie de quelque chose de sale et de cochon avec toi.
J'ai envie après de rester un peu, de me blottir, te serrer fort contre moi, embrasser et caresser ta nuque du bout de mon nez. Compter les taches de rousseur sur ton dos. Attendre que tu dormes pour rentrer chez moi.
Passe par en arrière,
je t'attends dans la ruelle.
Sors sans faire de bruit.
Ça a commencé en 2011. Fallait une femme parce que c'est comme ça, la parité. J'ai été cette femme-là. Aujourd'hui on m'a téléphonée pour me demander si j'étais libre en fin de semaine. Il manque une femme. Nous autres on est de même, on veut des délégations paritaires.

Quand je lis qu'une femme n'aimerait pas savoir qu'on l'engage à cause des quotas. J'aimerais ça qu'on l'éduque.

Parce que je suis pas moins compétente qu'un homme, juste moins bruyante, moins populaire. Moins sollicitée.

J'ai pas honte d'être recrutée à cause des quotas. J'ai honte qu'on ait besoin de quotas pour que j'ose faire de la politique ailleurs que dans ma cuisine. J'ai honte qu'il n'y ait qu'un seul parti au Canada où la parité n'est pas qu'une farce quelque part dans un paragraphe au milieu du programme. J'ai honte de ces gens que je connais, ces gens que j'aime et j'admire qui considèrent plus important de rechercher la compétence que d'atteindre la parité. Comme si l'un empêchait l'autre alors que c'est plutôt le contraire. Qui est assez cave pour affirmer qu'un univers moins diversifié n'est pas automatiquement moins productif, moins compétent?

Les quotas, c'est s'obliger à chercher une femme au lieu d'appeler un de ses chums. Je comprends que ça dérange, mais ça a vraiment l'air con d'essayer de nous faire accroire qu'il y a moins de femmes compétentes que d'hommes compétents. Si on veut des femmes compétentes, si on en fait une priorité, on va les trouver. Et il n'y a pas de raison pour ne pas le faire.

mardi 25 novembre 2014

Pourquoi fallait que ce soit lui que mon cell appelle tout seul. Pourquoi lui? Ça me fait paniquer. Ça doit vraiment avoir l'air fou. Ça m'arrive tout le temps. C'est comme le courriel que je t'ai envoyé avec les photos de mes fesses mais que tu as jamais reçu. Qui c'est qui a eu mon cul? Mon cul est perdu quelque part dans les Internets. Pis je fais sonner le téléphone d'un gars que j'ai jamais appelé et avec qui j'ai baisé six fois et quart à peu près. 

C'est pas une bonne journée.

dimanche 23 novembre 2014

Joel-Peter Witkin

Si seulement je pouvais écrire quelque chose comme ça.





Torture et masochisme #20 - Avec la participation spéciale d'Éric Salvail

Feuilleton culte de la classe moyenne et des familles québécoises.

Tous les épisodes : #1, #2, #3, #4, #5, #6, #7, #8, #9, #10, #11, #12, #13, #14,#15, #16 , #17, #18, #19

Dispositif

Le vent siffle dans la fenêtre. L'angoisse. Écrire. En choisissant soigneusement, se déchirant à chaque fois. Tout le temps chercher comment.

Comment faire pour qu'il l'aime. Il fait tellement froid et pas d'argent pour payer le gaz.

Peut-être qu'avec ce mot-là, peut-être que si c'est drôle? Comment le toucher encore. Il n'y a plus rien à manger.

Lui voler un peu de temps, juste un peu. Le temps de boire quelque chose. D'être invitée chez lui. Qu'il la réchauffe. Voir. La vue de son balcon. S'il fait soleil dans sa chambre.

Marcher sur la glace. Dans la vitrine givrée, Éric Salvail à la télévision. Se demander si. Si elle était une autre, plus jolie, moins fuckée. Avec plus de vocabulaire. Sinon qu'est-ce qui l'en empêche?

Qu'enfin il lui offre le plus fantastique cunni de toute sa vie. Parce qu'avec une thèse comme la sienne, c'est certain qu'il sait jouer avec la langue. Rentrer complètement trempée.

Lui écrire sur un coup de tête. Lui confesser dans un texto.

Envie de m'accroupir au-dessus de ta face.

Et regretter aussitôt de l'avoir fait.


#21



La seule façon efficace que je connaisse pour ne pas tomber en amour, faire une folle de moi et avoir trop de peine c'est de choisir quelqu'un qui sait pas accorder ses participes passés. Mais faut que je sois soûle pour être capable.

jeudi 20 novembre 2014

Voyez notre belle engueulade amicale vendredi avec du vin.


C'est une application qui fait des genres de cadavres exquis à partir de tes statuts.









Payée pour impressionner tes cuisses,
Je vous prie? Ah non c'est vrai Dan Bigras.
Tout le monde pour ta bite
Me tanne pas des pauvres, des violeurs.
Les filles, on va-tu pisser sur l'ordination des prostituées.
Billets à MÉDITER Je me masturbe,

Jésus et moi aussi, j'ai déjà dit, ce pays-là ne m'intéresse pas.
On pense aux filles saoules dans l'cul, mais pas élever son petit party, tout petit.

Regardez comme un roman.
Pour l'instant, j'ai choisi mon dictionnaire,

Je me jète parterre pour te plaire mais toi tu restes enfoui dans mon voisin.

M’en va m’acheter une petite enfance.
Regardez comme une écrivaine prétentieuse d'Homa?
On s'est fait plus dangereux que ça.
Au secours Mélodie, c'est extraordinaire, ils ont des hommes travailleurs du crime.
Un mexicain ce soir, c'était bien.
Est ouverte aux jeunes hommes courageux comme ça, c'est normal.
Tu devrais te barricader chez toi.
Qui aurait cru que l'allaitement d'un voyeur impénitent
Se cherche quelqu'un qui fait du sexe ou l'autre, là
Un collègue de lèvres et de misère.

Je veux plus de frais administratifs que je mange les yeux fermés ici.
Ah, les doigts de froment
Danielle J'étais saoule, j'me rappelle pas, mais j'espère qu'il m'aimait.
Y a des limites à du ménage.
Tabarnak de saisons bleuissantes pour ça, j'aurais vendu mes études
Congé jusqu'à ce soir appelle-moi Francine bébé!

Est ouverte aux distractions pour éviter un poète que j'admire pas mal.