mardi 30 avril 2013

jeudi 25 avril 2013

Tu sais que ma vie est un cirque. Alors ça ne t'étonnera pas que je vienne tout juste d'apprendre que mon lancement est exactement dans une semaine, c'est à dire le lendemain du déménagement de ma job et la veille du début du congrès.

J'aurais aimé que tu sois là, mais j'aime l'idée qu'on soit tous les deux exactement à la bonne place, en même temps.

Non!!! Ma vie est un cirque aussi... J'ai eu des problemes de visa et je suis prise a Istanbul. J'ai du passer une journée à l'ambassade. Rien ne marche comme prévu, j'adore ça. Tout va bien... Il est venu me rejoindre et on voit au jour le jour.

Optioneux

Selon le Larousse en Bourse une option c'est : "Contrat par lequel un opérateur à la Bourse des valeurs acquiert le droit (mais non l'obligation) d'acheter (option d'achat) ou de vendre (option de vente) une certaine quantité de titres à un prix donné et jusqu'à une date fixée dans le contrat. (Il existe aussi des marchés d'options sur matières premières, devises et indices.)"

Tu connais ça un peu la bourse, tu es devenu millionnaire en vendant des produits dérivés non réglementés, tu es un génie de la finance quantique. Moi j'appelle juste ça un meurtrier.

Tu es à l'argent comme disait mon père. Tu aimes ça. Pas juste l'argent, le pouvoir surtout. Tu ne l'as pas encore, le pouvoir, mais le soir tu te touches en t'appelant toi-même Monsieur le Premier-Ministre. Tu es un petit sauveur.

Tu n'es pas le bienvenue ici, trouves-toi un autre petit peuple. Gaspille pas ton temps, tu travailles tellement fort pour tes 80 000$, ici y a juste des fainéants. Il y a ici des gens qui travaillent tellement pas qu'ils sont dans la rue. Alors tu vois, un écœurant comme toi a pire à faire ailleurs, icitte on manque d'ambition.

Tu es un salaud de profiteur. Je le sais. Moi je sais qui tu es. Je sais pas encore comment je vais faire, mais quand je veux quelque chose comme ça je n'ai pas besoin de savoir comment. Je veux que tu te tiennes loin de chez moi. Je vais faire tout ce qu'il faut. Et toi, à partir de maintenant, je te souhaite d'être parfait, autrement, je le saurai et m'en servirai contre toi.

T'as sûrement fait quelque chose de mal. T'es un banquier, t'as du sang sur les mains, tu es capable du pire. Tu as fait quelque chose et je vais le trouver même s'il faut que je fasse le tour du monde pour ça. Je vais interroger tes camarades de pré-maternelle. Je vais savoir ta marque de shampooing, je vais te suivre jusque dans ta foutue tête, je suis une sorcière.

J'ai une longueur d'avance, parce que tu ne me connais pas. Tu ne connais pas Hochelaga. Moi je connais les petites poules de luxe comme toi. Tu ferais mieux de déguerpir. Tu viendras pas icitte avec ta sacrement de démagogie, tes esties de vieux réflexes misogynes pis ton petit christ d'air fendant, je ne te laisserai pas faire. C'est personnel.

Comme disait mon oncle Guy : Je t'avertis en amie, reste loin d'Hochelaga.

mardi 23 avril 2013

Je sais pas quoi dire à mes amis.


Non, faut pas poser des bombes.
Calmez-vous.

Ça me fait mal tellement j'ai besoin d'écrire.


Je vais me suicider au Nutella.

Juste avant de partir en Chine

-Je t'ai vu descendre du bus.
-Où es-tu?
-Je suis montée dedans!
-Ah, non!
-Reviens, vite!
-J'arrive.
-T'es donc ben belle.
-Arrête, je dors pas.
-J'ai poché mon examen.
-C'est complètement fou d'avoir juste deux minutes pour se quitter.
-C'est romantique.
-Amuse-toi, c'est un ordre! Prends des photos. Couche avec des gars bizarres et écris-moi.
-Travaille pas trop.
-Dis-lui que j'aurais aimé y aller.

lundi 22 avril 2013

Yaëlle

Quand j'étais petite, j'habitais un immeuble neuf d'un quartier en transformation. Il n'y avait pas de ruelle derrière chez moi. Il y avait une grande cour puis une clôture et une autre cour et encore une autre. Des tas de clôtures et de cours.

Je me souviens d'un matin alors que j'avais trois ans. Je jouais dehors et de l'autre côté j'ai vu une petite fille. Elle avait les cheveux roux et bouclés. Elle était plus vieille que moi. Je suis allée me coller le nez dans le grillage et lui ai demandé son nom. Elle s'appelait Yaëlle. Je lui ai demandé de venir jouer dans ma cour.

Yaëlle n'était pas comme les autres. Il y avait des enfants dans toutes les cours entre chez moi et la rue Alexandre-de-sève, elle n'était pas comme les autres.

Elle prenait l'autobus jaune le matin pour aller à l'école Face, une fois, je suis allée la voir faire un spectacle, elle jouait de la flûte, toutes les filles avaient des jupes noires et des chemises blanches. Je comprenais pas pourquoi mon père voulait pas que j'aille à cette école-là.

Je pense qu'elle n'aimait pas vraiment jouer à la Barbie, elle ne croyait pas au Père-Noël et était athée. Elle m'avait tout expliqué. Ça rendait mon père fou. Il disait que la mère de Yaëlle c'était une hippie. Du monde bizarre. Ses parents étaient séparés, pire, jamais mariés... Ça prend du monde bizarre pour peinturer ses roches rouges. Peinturer des roches? Pourquoi faire disait mon père.

Un feu de camp. Et plein d'autres choses. Ça prend juste un peu d'imagination.

Il disait qu'elle était effrontée, parce qu'elle appelait sa mère par son prénom. Sa mère, elle nous parlait pas comme à des enfants. Elle écrivait un livre. Avec ses lunettes, une pile de pages imprimées, un crayon pour corriger. Si je voulais écrire un livre, moi aussi j'avais le droit. C'est comme ça que j'ai appris à écrire un livre.

J'ai aussi appris l'entreprenariat. À l'heure de pointe, dans le temps qu'on pouvait prendre le pont Jacques-Cartier par la rue Lafontaine, elle vendait du jus fait avec la mente qui poussait entre nos deux cours. Les soirs de feux d'artifices, nous vendions des cochonneries aux touristes.

-Oh, regarde, ces pauvres petits du faubourg à m'lasse qui vendent des jouets qu'ils ont gossés eux-mêmes!
-Pittoresque.

Je dépensais toute mon argent au dépanneur.

Chez Yaëlle, il y avait une balançoire dans la maison. Entre le salon et la cuisine.

On avait le droit d'utiliser des couteaux pour cuisiner. On avait le droit de cuisiner! C'était comme une autre planète. Yaëlle et sa mère n'étaient pas certaines que j'allais aimer Renaud, j'étais peut-être un peu jeune, j'avais dit : "Oui! Je veux l'écouter la cassette." M'en suis jamais remise.

Une fois, c'était l'hiver, je suis allée dans ma cour et y avait une forêt de sapins dans la cour de Yaëlle. Comme ça. Ça avait poussé. Pendant la nuit.

J'étais la petite christ de voisine fatiguante, quand ses vrais amis étaient là, ils me trouvaient bébé. Je voulais tout le temps que Yaëlle et sa mère m'emmènent avec elles, où qu'elles ailles. J'peux-tu y aller? Emmenez-moi avec vous, sortez-moi d'ici.

Il fallait tout le temps convaincre mon père. Pour allez aux feux d'artifices, pour aller au parc Lafontaine. La première fois que je suis allée au cinéma. Le 350ième de Montréal. Le Festival Juste pour rire.

Des fois on partait se promener en Jeep le soir.

Et puis Yaëlle est déménagée.

La nouvelle voisine était vraiment plate.

Je l'ai revue quand j'avais treize ans, au Mcdo sur Ste-Catherine en face de la Place-Dupuis, à côté du Giorgio. Elle avait un délicieux air punk plus raffiné que moi. Elle vivait à Outremont, je crois. Elle portait un vrai bummer vert, le mien était noir, faux, acheté chez Croteau sur la rue Mont-Royal. Sa lèvre était percée. J'ai percé la mienne l'été suivant.

En vieillissant je m'imaginais que Yaëlle devait voyager pas mal. Qu'elle était allée à une meilleure université que l'UQAM. Qu'elle travaillait sûrement dans les communications. Qu'elle était toujours aussi belle. Je ne me trompais pas.

Yaëlle, elle m'a donné souvent le goût d'être quelqu'un d'autre, mais pas quelqu'un d'autre que moi. Elle m'a donné le goût de sauter par dessus les barrières pour aller voir de l'autre côté. Comment ça se passe ailleurs? Elle m'a donné le goût d'apprendre.

mercredi 17 avril 2013

Moi, je pense que la police c'est comme les vampires, y ont pas de reflet fait que ça les dérange pas de pas pouvoir se regarder dans le miroir.

mardi 16 avril 2013

J't'assez contente, Sophie Thibault vient de dire que les médias ont mis des visages sur les victimes ensanglantées. Ça me fatigue assez moi, les victimes anonymes. Ça m'empêche de dormir. Comme les morts faits hier au Pakistan, en Irak et partout ailleurs.

samedi 13 avril 2013

Cannelle : Venez souper à la maison, j'ai trop de nourriture...
Johnny: Heille! Y est huit heures! Je dormais. Y a tu des champignons?
Sandra : Allô tout le monde!
Cannelle : Oui, y a des champignons.
Johnny : M'en va me recoucher.
Mélodie : J'ai pas dormi de la nuit.
Cannelle : Estie que t'es détestable. J'vas te faire une assiette pas de champignons juste pour toé.
Johnny : C'est ça que je voulais. Ma mère fait tout le temps ça.
Cannelle : À cause de ta mère toutes les femmes de ta vie en arrachent, Johnny.
Johnny : Je vais lui dire, elle va être contente.
Sandra : Quoi de neuf Mélo?
Mélodie : Il m'a fait faire des esties de grosses flaques dans son lit! Ça m'était jamais arrivée.
Cannelle : Jamais?
Mélodie : Des fois quand j'avais dix-huit ans pis que j'étais avec...
Cannelle : Mon mari.
Sandra : Moi je pense pas que c'est obligatoire pour avoir du plaisir, je suis sûre que vous exagérez.
Cannelle : Veux-tu que je parle à Sam? Que je lui montre c'est où?
Sandra : Non, merci.
Mélodie : Quoi de neuf Cannelle?
Cannelle : J'aimerais ça garder un lapin.
Sandra : Tu serais mieux avec un chien.
Mélodie : Tu veux élever des lapins pour les manger?
Cannelle : Garder un lapin, vivant.
Sandra : Si tu veux garder un animal pour te pratiquer, prends mon chien. T'aimerais ça un chien.
Johnny : Sandra, ton chien, y a personne qui en veut, y est laid.
Cannelle : Ça a même pas l'air d'un chien... Non, j'en prendrais soin pour vrai, je le battrais même pas.
Sandra : Elle va le soigner avec une bonne marinade pis des petits oignons blancs.
Mélodie : Je te confierais pas un être vivant, moi. Tu finirais par le stresser.
Sandra : Comme ton poisson qui s'est suicidé.
Mélodie : Ou tous tes chats qui se sont sauvés à la première occasion.
Cannelle : J'ai fait une connerie, les filles...
Sandra : Juste une? Tu nous déranges pour ça?
Mélodie : Est-ce que c'est sexuel?
Cannelle : Pas encore. Mais c'est un avocat.
Sandra : T'aimes pas ça les avocats, c'est ben plus mon genre, présente-le moi. Et c'est quoi la connerie?
Mélodie : Si c'est pas sexuel c'est professionnel.
Cannelle : Ouin.
Sandra : Tu vas travailler pour un avocat?
Cannelle : Je suis l'employée de personne! Je vais probablement décrocher un gros contrat avec un avocat. Je pense que ça serait bon pour ma carrière.
Mélodie : Tu lâches quelle job?
Cannelle : Aucune...
Sandra : Tu vas faire quoi? Travailler dans ton bain? Tu travailles déjà dans les taxis et je gage que tu vas nous travailler ça dans face à soir après le souper.
Cannelle : Je vais prendre des vacances.
Mélodie : Tu vas prendre des vacances pour travailler.
Sandra : Il doit être content.
Cannelle : Il boude un peu.
Mélodie : C'est pour ça que tu nous invites?
Cannelle : J'ai trop de bouffe et il a besoin de voir du monde.
Sandra : Tu nous réveilles tout le temps quand tu te sens coupable.
Mélodie : Il va falloir que tu prennes des vacances un jour. Faire comme le monde normal, partir quelque part te reposer.
Cannelle : Les vacances c'est un trip de bourgeois. Je prends des amants, c'est plus pratique et gratuit.
Les dents : C'est quoi toute cette conversation de fous, je dormais.
Cannelle : Bon matin Les dents. Tu es invité à souper.
Mélodie : On mange du lapin.
Les dents : Vous êtes stroboscopiques à matin les filles!
Cannelle : Wow, c'est beau ça, je le prends comme un compliment.
Sandra : C'en est pas vraiment un.
Mélodie : C'est pas la première fois qu'on nous dit quelque chose comme ça.
Cannelle : Mélodie, embarque dans ton char pis ramasse tout le monde.
Mélodie : OK.
Sandra : Qu'est-ce qu'on va faire chez vous?
Cannelle : Trois mots : Morphine, Cannabis et Porto.
Sandra : Tu sais me prendre par les sentiments.
Les dents : Faut que je prenne une douche. Me faire beau pour Mélo.
Cannelle : Mélodie, pourquoi tu couches pas avec Les dents, ça serait réglé.
Mélodie : Ta yeule! Couche donc avec Les dents toi.
Cannelle : OK, veux-tu coucher avec moi Les dents?
Les dents : Je veux pas t'insulter là...
Cannelle : Tu vois, c'est toi qu'il veut.
Johnny : Les dents c't'une tapette.
Cannelle : Johnny, tu parles comme un barbarre.
Johnny : Ça doit être à cause de ma mère, ça aussi.

J'attends avec mon coeur dans les mains.

Appelle-moi.

vendredi 12 avril 2013

syndrome de l'imposteur

Quand tu m'appelles pour me demander mon avis ou que tu me confies des dossiers importants, je me demande encore pourquoi.

jeudi 11 avril 2013

Torture et masochisme #11


Le feuilleton inspiré par Margaret Thatcher.

#1, #2, #3, #4, #5, #6, #7, #8, #9, #10
Le poème


Il lui a écrit un poème.

Elle passe la journée à déplier la feuille de papier et à le relire. Il lui a écrit un poème sur une page de cahier d'écolier. Il l'a fait exprès.

Il ne demande rien c'est un garçon bien élevé. Mais son écriture. Ça la rend folle. Il n'est comme personne.

Elle sait qu'il fera tout ce qu'elle demande, sans la juger. Il aimera ça. Il voudra lui plaire. Parce qu'il est amoureux. Elle souhaite qu'il la pince, la morde et l'écorche. Qu'il se serve de la pointe d'une plume pour lui graver ses mots sur le ventre.

Mais c'est impossible. Il faut qu'il retourne dans son monde et qu'elle se fasse une raison.

Ce serait mieux de le faire. Juste une fois. Juste pour voir.

Non.

Ça fait des jours qu'elle ne dort plus, ne mange plus et ne pense qu'à lui. Elle se demandait s'il existait. Si elle n'avait pas tout inventé. Avant qu'il lui écrive un poème.

#12

Hambourgeois

C'est une galette de lentilles et graines de tournesol. Du cumin, de la corriandre en masse et plein d'autres bonnes choses, laisse-toi aller, je te fais confiance. Il a fallu que je jure à Johnny qu'il n'y avait pas de tofu. Il l'a trouvé bonne quand même, ma salade du plateau. (Du plateau, c'est le nom qu'il donne à tout ce qu'il trouve trop fancy)

mercredi 10 avril 2013

Faut que je trouve comment tu t'appelles

Une manif de soir le mois dernier, ça pétait dans le quartier chinois. Je me suis appuyée sur une pierre, j'ai retiré une chaussure, ma cheville enflait. Il fallait se remettre à courir, les policiers chargeaient, j'entendais des détonations. J'ai sautillé et j'ai tourné à gauche et je me suis réfugiée dans une entrée où tu étais. 

Tu avais un sourire magnifique et des yeux tellement bleus et un accent adorable quand tu m'as dit que tu ne manifestais pas par peur qu'on te renvoie en France parce que tu n'es pas résident. Je te trouvais beau, mais surtout gentil. On a vu les gens se sauver et l'antiémeute s'engouffrer dans notre petite rue. On a jasé un peu et on est reparti vers le métro St-Laurent. Tu as pris la Catherine, direction ouest.

Je suis entrée au magasin de vélos. Il y a un beau vélo rouge romantique, tellement parfait pour moi et je te vois. Je te reconnais, je n'oublie jamais rien, je ne sais pas ton nom si tu me l'avais dit, je m'en rappellerais. Je regarde ailleurs parce que je voudrais pas te mettre mal à l'aise et je sais que tu ne me reconnaîtras pas. Mais tu t'es avancé et tu as dit "hé!" comme si tu étais content de me voir. Et tu t'es penché, je me souvenais pas que tu étais aussi grand. Tu m'as embrassé. J'ai trouvé que tu sentais bon.

Je n'ai pas acheté mon vélo, je ne savais pas où me mettre. Il pensait qu'on faisait de la politique ensemble, j'ai dit non. Un artiste? Je pense pas. Un collègue? Non, du tout.

-Je ne le connais pas vraiment. Sais même pas comment il s'appelle.
-Moi les gens que je ne connais pas, ils ne m'embrassent pas.

Où sont nos patrons?

Quand les compagnies d'assurances font faillite, c'est là que tu comprends, que ça n'existe pas l'assurance.

C'est assez extraordinaire l'assurance-emploi. Nous payons collectivement pour un régime d'assurance injuste qui stresse et coupe les gens simplement parce qu'ils n'ont pas de répondeur. Payer pour se faire traiter comme de la marde, c'est pas ordinaire. Verser une cotisation au gouvernement pour qu'il vienne te harceler chez toi quand tu as besoin de prestation pour survivre, payer pour se faire couper. Payer pour se faire insulter. Payer pour se faire fourrer, payer pour se retrouver à travailler pour presque rien.

Les employeurs qui ne disent pas un maudit mot pendant qu'on accable leurs employés. L'idéal, c'est d'avoir deux ou trois emplois, comme ça quand on en perd un on n'est pas trop mal foutu et on n'a pas besoin d'assurance-emploi. Les employés veulent travailler.  C'est pas des vacances l'assurance-emploi, c'est épuisant, les rencontres pour te montrer à te trouver une job comme si t'étais un bébé, les dizaines de cv distribués, ton agent qui te dit de te déniaiser parce qu'il va te couper. Non, tu ne veux pas d'assurance-emploi. Tu veux travailler, travailler plus. L'idéal, c'est que plus personne ne fasse de demande d'assurance-emploi, comme ça le gouvernement va pouvoir continuer de piger dans la caisse qui déborde et sacrer ça dans le fonds consolidé comme un second impôt. Comme avant. Quand on était un pays en croissance.

Mais où sont les employeurs? Comment se fait-il qu'il n'y en ait pas un seul pour nous défendre et dire au gouvernement que si les employeurs versent 1.4 fois la cotisation des employés au régime d'assurance-emploi, ce n'est pas pour qu'on les traite ainsi?

Ces employeurs qui essaient de nous faire croire qu'on est important pour l'entreprise. En nous donnant une tasse et un porte-clé. Ceux qui nous engagent à contrat, parce que les emplois saisonniers, c'est pas rien qu'en Gaspésie. Desmarais. Péladeau. Laliberté. Rozon. Lassonde. Norampac. Orléans Express. La Québécoise. La ville de Montréal. Le stade Olympique. Bombardier. La CSDM. Le Canadian de Montréal.

Alain Simard, ça ne vous tente pas de supporter vos employés? Quand Harper vous a coupé deux million de subvention en 2010, vous avez demandé à vos employés d'acheter et de vendre des bracelets à 5$ pour financer votre festival. Aujourd'hui, ça serait la moindre des choses d'interpeller le gouvernement sur la question de l'assurance-emploi. Parce que des employés saisonniers vous en engagez en sacramouille.

Suffirait que vous soyez cinq ou six grands comme ça. Et des plus petits. Les PMEs, les organismes communautaires, réveillez-vous! Suspendez vos versements de cotisation d'assurance-emploi au gouvernement fédéral et signifiez-lui par lettre que vous refusez de cotiser à un régime qui appauvrit vos employés.

Vous ne le ferez pas, parce que c'est jetable un employé.

mardi 9 avril 2013

T'attendre pour le plaisir.

Amélie va me donner sa carte d'autobus avant de prendre l'avion.
Je ne t'ai pas vu à l'Halloween, je ne peux pas partir maintant.
L'an prochain alors. Le temps passe vite quand même.

C'est comme le casino, ça distrait.
Et c'est perdu d'avance.

1993

La rue de la Visitation, c'est comme une frontière. Si je vais plus loin, maman ne me voit pas. Le parc des Vikings, un des plus beau du centre-sud. Il y a un fort en ciment un peu comme celui du parc des Vétérans, mais il n'y a pas la grande rue Papineau à traverser.

De toute façon, le fort au parc des Vikings c'est plus intime pour embrasser et se faire manger les seins par les gars de secondaire 1. Le parc des Vickings, il a quelque chose de cochon, à cause du drakkar ou des jeux d'eau peut-être. Oui, les jeux d'eau. La bouche chaude de Sébastien sur mes petits seins froids. Sébastien se tient au parc des Vikings. Il joue au hockey avec mon frère à l'aréna juste à côté.

À l'aréna Camilien-Houde il y a plein de petits coins pour embrasser des garçons. Mon frère n'aime pas ça, ses amis l'écoeurent parce que je les laisse me pogner le cul. J'ai pas voulu sucer Mario, mais j'ai touché à Gabriel, je l'ai senti bander en dessous de son pantalon de jogging, je ne savais pas quoi faire après. Il n'arrêtait pas de prendre ma main pour la remettre entre ses jambes. Il refermait mes doigts sur sa... ça me donnait des frissons c'était dur et chaud, c'était comme quelque chose de vivant. Je ne voulais pas y toucher.


lundi 8 avril 2013

J'ai une réunion à animer dans quinze minutes.

J'arrête pas de penser à toi.

Naval

J'ai trouvé cette carte derrière le calorifère. Elle appartenait aux anciens occupants. Je ne suis pas capable de m'en débarrasser.

dimanche 7 avril 2013

Pendant mon sommeil

Je vais passer ma vie avec toi.
Tu n'auras plus jamais besoin de m'empêcher de partir.
Je m'en fous que tu puisses pas avoir d'enfant.
Je m'en fous même si t'es malade.
Je ne te ferai plus jamais mal comme ça.
Je ne veux personne d'autre.
Je lâcherais n'importe quoi pour toi.
Tu seras toujours ma priorité.

Je me suis réveillée à côté de toi
et j'ai pleuré.

Tu me parles quand je dors.
Tu me parles quand tu es saoul.
Tu penses que je ne t'entends pas.
Et tu me dis vraiment n'importe quoi.

J'ai toujours un peu peur de moi
quand je ne pleure pas.
J'ai la gorge qui brûle.
Laisse-moi tranquille.
Ferme la lumière.
C'est pas beau la rage.

jeudi 4 avril 2013

Ça c'est absurde pour vrai.

Y a personne qui veut tuer Ian Lafrenière. Personne est assez cave pour. Moi j'ai fucking pas le goût que Ian Lafrenière devienne un héros.

Ian Lafrenière a besoin d'amour. Comment ça se fait? Comment ça se fait qu'autant de monde l'aime pas?

Moi je l'aime. De tout mon coeur. Je ne le menacerais jamais parce que ça pourrait le servir, mais ça ne lui rendrait pas vraiment service. Je veux dire, moi je lui souhaite de vivre très vieux et de devenir une meilleure personne.

mercredi 3 avril 2013

Se relire

Et se sentir drôle.

Le vrai nom de mon petit frère

-Cannelle j'ai fait le pire cauchemar de ma vie. Maman arrêtait pas de crier.
-C'est pas un cauchemar.
-Non, c'était vraiment fort. Dans ma tête. Avec de l'écho.
-Pas de l'écho en plus.
-C'était comme Dieu avec la voix de maman.
-C'est un signe, à ton âge j'étais partie de la maison depuis quatre ans.
-Penses-tu pour vrai? Ça me rendait fou, je brisais tout dans ma chambre, je savais pas quoi faire pour que ça arrête. Me suis réveillé épuisé.
-Mais qu'est-ce qu'elle criait?
-EINSTEIN! EINSTEIN!

***

-Cannelle, maman est vraiment sans-coeur, j'étais malade comme un chien pis elle voulait pas m'aider.
-Maman c'est pas ton infirmière.
-C'est à lui de pas manger 12 tacos...Einstein!
-Ben y en a douze dans boîte!
-C'est pour quatre personnes.
- Je vomissais ma vie, elle au lieu de me flatter dans le dos, elle m'engueule.
-J'étais en train de travailler. Il vient vomir dans la vitrine du restaurant devant mes clients.
-T'aurais pu te tourner du bord de la rue au moins.
-Einstein!

lundi 1 avril 2013

Je ne te promets rien

Une glace au soleil


J'aime ça te rendre fou.
J'aime ça quand t'es saoul.

Une bonne journée, j'vas-tu pouvoir t'enculer?


Menteur.
Tu disais que ça t'intéressait pas.

 Je serai gentil.

T'es pas un gentleman.

 T'es une cochonne avec du caractère.