mardi 20 août 2013

Tu me connais

Je te suce un peu,
le temps que tu finisses ta cigarette.
Mais c'est pas pour ça qu'on est là.
Tu me connais,
je veux que tu ailles
sous ma jupe.
Quand tu l'as demandé j'ai presque applaudi.
Je croise mes jambes autour de toi.
Ta langue va où il faut.
La pression est parfaite.
Tes doigts entrent, le geste est lent,
ininterrompu.
Jusqu'au fond.
Le soleil est fort,
je suis obligée de me fermer les yeux.
Tu pousses, tu touches.
Tu fais des demi-cercles avec tes doigts.
J'aime pas le bruit mouillé que ça fait.
Toi, tu aimes.
Tu aspires mes jus en sapant comme un gamin.
Je mouille encore,
je t'en mets partout.
Tu ressors ta main d'un coup sec
Je crie pour la première fois.
Le vide me fait mal.
Tu lèches tes doigts dégoulinants.
J'ai une sale crampe. Il faut que tu reviennes.
Il faut que tu rentres.
Je monte sur la barre de la clôture
en fer forgé.
Tu appuies sur ma tête et je sens
les barreaux durs et froids me meurtrir les tempes.
Tu viens dans le condom.
On l'enlève.
Tu me connais, faut que j'y goûte.
Je te suce, mais ça ne revient pas.
Tu me fais pencher et  tu rentres ton doigt
tout doucement.
Tu me dis de m'étendre sur le ventre.
J'appuie mon visage sur mes bras croisés.
Tu déboutonnes la robe dans mon dos.
Tu le lèches, mon dos.
Tu souffles, tu embrasses et mords.
Et tu me défonces avec
ta raquette de badminton.
Je comprends tout de suite ce que c'est.
La texture.
Le manche
octogonal.
Tu l'enfonces et me la laisses
au fond du ventre.
Tu me frappes les fesses.
Tu mordilles mon cou et mon dos.
Tu vérifies si la raquette est bien au fond.
Bien bien au fond.
Tu rebandes.
Tu t'assois sur mes jambes,
te glisses entre mes fesses et ramènes
mon jupon et ma robe sur mes fesses.
On ne voit pas nos sexes cachés
qui se cherchent.
Sous mon jupon.
Tu te branles entre mes fesses.
Et tu dessines avec tes doigts dans mon dos
pour me détendre.
Tu me connais,
je suis nerveuse comme
avec mon premier.
Tu prends tous mes cheveux
et les tires gentiment.

"J'vas te la mettre
dans l'cul.
Ah oui,
j'vas toute te la mettre
dans l'cul,
tu vas voir."

Je ne verrai rien.
Tu me connais,
je veux que tu prennes ton temps.
Bien te sentir.
Je sens que tu essaies d'entrer.
Tu la tiens à deux mains pour
ne pas qu'elle plie.
Tu dis que je suis faite petite.
Ça me fait mal.

"Aide-moi,
écartille-toi
un peu"

Je dis oui.
Toujours prête à rendre service,
moi.
Je ramène mes mains sous moi
sur mon cœur.
Je pose mon visage
sur l'herbe;
Les yeux clos.
Tu peux me faire tout ce que tu veux.
Mais tu me connais, je vais vouloir manger
quelque chose de sucré après.
Je te visualise
violacé
et
palpitant
entre mes fesses
toutes mouillées.
Ça y est maintenant.
J'expire, je suis calme,
tu charges.
Mon souffle coupe, puis reprend.
J'essaie de ne pas faire trop de bruit.
Tu bouges un peu, sans entrer au complet.
Je t'ordonne d'être gentil.
Tu me laisses le temps de m'habituer.
Je pense que tu as eu mal aussi.
Tu appuies encore sur ma tête
j'ai des petites roches qui me rentrent dans la joue.
Tu me connais, tu sais que j'aime quand tu parles.
Tout bas.
J'ai du mal à comprendre.
Il faut que je me concentre
sur ce que tu dis.

"Bouge pas,
tu l'as
presque
toute.
T'aimes ça?"

Je dis oui et je souris.
J'ai l'impression d'être bien prise au bout de ton bâton.
Je te tiens.
Je te serre.
J'appréhende le retrait.
Tu t'accroches à mes épaules et
tu t'éloignes.
J'anticipe le retour.
Tu reviens.
Tu passes une mains derrière toi
et tu joues avec la raquette.
Ça me rend folle.
Mes jambes gigotent.
Mon corps a des réactions
que je ne contrôle pas du tout.
Je crie et je ne reconnais pas ma voix.
Je ne suis plus moi.
Tu la ressors et encore le vide.
Le mal.
Grosse crampe.
Un fil de jus la suit.
Me chatouille en coulant.
Comme du sang.
Des fois je trouve que je mouille trop.
C'est une hémorragie.
Tu me connais, il faut me fourrer fort
pour que ça passe.
Tu y vas.
Je ne résiste pas.
Je t'encourage.
Tu me rassures.

"Hostie
y est bon
ton cul!"

Tu me connais, je veux
que tu viennes
en dedans.
Et que tu restes.
Tu me connais, je veux te sentir ramollir
en dedans de moi.
Je veux te sentir rapetisser jusqu'à ce que tu sortes.
Tu me connais, tu vas me serrer contre toi,
jusqu'à ce que ce soit moi qui veuille partir.

C'est pour ça qu'on passe l'après-midi
ensemble.
Tu me connais.


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