mercredi 31 octobre 2012

Parce que l'Halloween c'est jamais comme on l'a prévu

-Cannelle, Félix vient de me laisser, ça va pas. Je l'sais que je gâche ta journée.
-Chut! Mélo viens-t'en, on va faire de la soupe.
-Je pourrais pas y donner une autre chance, j'ai ben trop mal.
-Je sais.
-Je sais que y a juste toi qui comprends.
-C'est vrai.
-J'ai jamais eu mal de même.
-Envoye, prends ta sacoche, lave-toi la face pis sors, reste pas là.
-Donne-moi une chance, j'peux pas conduire tout de suite.
-Tu laisses ton char là, anyway, on va boire. J'ai du champagne en masse pis du chocolat pis des fraises, tout ce qu'il te faut.

Joyeuse Halloween!


mardi 30 octobre 2012

Man, va voir un psy

Tu m'embrasses quand je vomis.
Tu changes mes pansements pleins de pu.
Tu lèches ma peau en sueur quand on s'unit.
T'es toujours prêt à me manger le cul.
Mais t'as vraiment un problème avec le vagin.
T'as peur de salir ta pine avec mes menstrues.
Ça doit venir de ta mère.

Pourtant, ton frère n'est pas comme toi.

samedi 27 octobre 2012

Quand tout le monde te fait chier

-Quels sont les médicaments que vous prenez?
-Je sais pas, je ne connais pas leurs noms.
-Comment ça se fait que vous savez pas ce que vous prenez comme médicaments?
-Je sais pas. Peut-être parce que j'en prends trop de vos câlisses de médicaments.
-C'est important de savoir quels médicaments on prend...
-C'est tu de ma faute à moi si votre système de gestion des dossiers est archaïque parce que le gouvernement s'est fait fourrer avec le dossier de santé électronique comme avec les compteurs d'eau ou n'importe quel autre contrat pis que vous pouvez pas accéder à ma liste de médicaments en deux clics?

***

-Toi aussi t'es enceinte, quand est-ce que t'accouches?
-J'pas enceinte.
-T'es pas enceinte ben voyons donc. J'pensais qu't'étais à veille.
-Non j'pas enceinte.
-Ok t'étais enceinte pis tu l'es pus.
-Pas enceinte...

***

J'ai jamais compris c'est quoi l'idée de demander à une fille si elle est enceinte. Une fille enceinte est tellement contente que c'est son seul sujet de conversation, ça parait dans sa face me semble. Une fille potentiellement enceinte, mais qui n'en parle pas, c'est peut-être une bonne idée d'y chrisser patience avec ça.

Je suis certaine qu'on peut trouver de quoi d'intéressant à part mes médocs pis mon utérus. En dehors de moi, y a un monde. Genre.

Y a tu quelqu'un sur cette foutue planète qui a envie de parler du résultat des élections en Catalogne avec moi bordel de merde?!

vendredi 26 octobre 2012

Mon costume de police

-J'ai tout fait moi-même. Les gants, la sacoche...
-Le plus hot c'était ton costume de police. Y était sexy pis t'étais belle dedans. T'as eu du succès ce soir-là. Y a du monde qui m'en parle encore.
-Qui?
-Tu les connais pas.
-Ben là je dois ben les connaître un peu s'ils étaient chez moi.

-Non. Any way c'est tout le temps plein de monde que tu connais pas chez vous. Y disent que t'avais l'air cochonne pis que t'étais belle. Pis c'est rare que le monde dit ça d'une fille comme toi. Moi ça me surprend.
-Ah ouin. Mais j'étais belle aussi en Ronald Mcdonald.
-Oui mais c'était pas pareil.
-En poupée et en bonne j'étais vraiment sexy.
-Oui, mais c'était moins fort.
-Fort?
-C'est ça.
-En bergère?
-Bergère ça compte pas.
-Comment ça, bergère ça compte pas?
-Tu le sais pourquoi. Personne aurait osé dire que t'es pas la plus belle ce jour-là et personne ne t'aurait touchée.
-Tu te trompes, un de mes cousins m'a pogné le cul ben comme faut.
-T'as vraiment une famille fuckée toi.
-J'te contredirai pas là-dessus. Pis quand j'étais en putain des années 20?
-Ça j'avoue que c'était pas mal. Ok, le costume de putain et celui de police.
-Et en ouvrière de la BP avec le splash d'huile sur le casque pis le pipe wrench d'un pied et demi?
-C'était trop politique. Les gars bandent moins là-dessus.
-Ben là tu vas être déçue. Pis à part de ça tous mes costumes sont politiques!

Ma belle rue






Si je reste ici, je vais travailler

La dernière fois que j'ai eu des vacances, ça fait un an. J'avais du travail et pas une cenne, ça fait que pour me sentir en vacances, j'ai acheté une demie livre de bacon. Mon frère a trouvé ça ben drôle.

Ce matin j'ai mis du sirop d'érable dans mes céréales.


Peut-être qu'un jour, un chevalier va m'emmener en voyage dans le bas du fleuve sur sa moto et j'aurai de vraies vacances pour une fois.

Denis Vanier

charge ton fusil,
nous voyagerons.

Mes vacances commencent ce soir!

Je ne travaillerai presque pas demain. Juste un peu.

jeudi 25 octobre 2012

Propre

-C'est tes mains sur la photo?
-Oui. Pourquoi?
-Les filles de la job trouvent que c'est des belles mains. Avec les ongles propres.
-Sont donc ben en manque les filles de ta job.
-Non, on est juste des filles normales. C'est vrai que t'as des belles mains. Les filles de la job disent que t'as l'air tellement propre.
-Propre. Est bonne celle-là. Si y a quelqu'un qui sait que j'pas propre c'est ben toé.
-Ça c'est vrai, je me souviens encore du goût.

Il est debout chaque matin dès 6 heures

C'est surligné en bleu par quelqu'un d'autre dans mon nouveau livre.

Mémère s'est fait baptiser ici. Il vont tout démolir. Cet après-midi Alice faisait le ménage, elle a trouvé une grammaire de 1961. Wow! Je l'ai peut-être feuilleté en 1990 quand je venais faire mes devoirs ici. Dedans il y a des messages de différentes générations :

"Donnes-y la claque Laurentides!"
"Fuck you"
"Fuck off + Die"
"The hell with it"
"Who gives a dawn" (Je trouve ça beau.)
"Let's get fucked up dude"

Et pour finir, un joli dessin de pentagramme avec une flèche qui pointe dessus et écrit juste à côté : "pentagramme"

Je pourrai jamais me séparer de ce livre là.

mercredi 24 octobre 2012

Mon coeur est saoul

Toujours un peu high sans raison logique
sinon toi.
Ton flegme hygiénique, rassurant.
Es-tu un motif valable?
Mon coeur s'est juste enfargé
dans tes grands yeux et ton intriguante voie d'artiste.
Il est parti su'a go
avec n'importe qui, faire la fête avant de faire de quoi de grave.
Serait temps qu'on se voit, tu crois pas?
Remettre un peu d'ordre dans nos menteries.
Avant l'hiver, se regarder une fois pour toutes.
Mon coeur s'est pris au sérieux
de tes petits mots à l'air innocent, je vais en revenir.
Il s'est étourdi tout seul
se retourne dans tous les sens sur les airs de tes chansons.
Je veux t'apprendre par coeur, tout savoir.
Fouiller tes placards.Où ranges-tu les produits toxiques?
J'aurai soif encore. Toujours.
Mon coeur s'envivre à l'eau
suivant du regard le courant du fleuve qui mène chez toi.
Mon coeur est saoul de toi,
titubant sur La Catherine une maille dans mes bas de nylon,
les souliers dans mes mains, j'ai même pas froid.
Last call, à qui la chance?
Invite-moi chez toi que je dégrise.
Que je trouve la faille, tu peux pas être si parfait.
Pas de passé criminel, de tare familiale ou de petites névroses?
Tu es si fabuleusement effrayant, bébé.

mardi 23 octobre 2012

Laflamme électrique sur la Tario

En plein dans le local que j'avais loué pour la campagne, Laflamme électrique. L'endroit où mon père faisait réparer la balayeuse, le rasoir de grand-maman pis ton climatiseur aussi. Laflamme électrique est une institution témoignant d'une époque révolue. Quand on recevait un grille-pain en cadeau de mariage et le gardait toute sa vie. Quand quelque chose brisait Papa disait, j'vas l'amener chez Laflamme sur la rue Amherst pour un estimé.

Rébellion

-Pendant l'échographie il bougeait tout le temps, l'infirmière a dit que j'aurais un bébé rebelle.
-Ok, mais elle ne vous connaît pas ton chum et toi, l'infirmière. Genre ton p'tit s'il veut se rebeller ça veut dire qu'il sera un nerd qui boit juste de l'eau et ne fait jamais de vague.
-Tu verrais-tu ça, mettre au monde un carré vert?
-Ou bien un pro-vie.
-Il pourrait faire son MBA et travailler pour une banque.
-Il pourrait rentrer dans police.
-Allez donc toutes chier!

dimanche 21 octobre 2012

Me sens comme une coquerelle

J'aimerais ça guérir vite. Ne plus pleurer pour rien, ne plus penser au train. Je commence à comprendre que tu devrais me donner de l'air.

Des fois je l'sais pus est où la ligne. À partir de quand je te mets à la porte? J'pas pour attendre que tu me tues.

Princesse Rose Elisabeth

Papa aurait capoté. Un prénom anglophone avec un patronyme français, ça porte malheur qu'il disait. Une chance qu'il est mort. Ti-cul est tellement beau avec le bébé. Le grand est jaloux parce qu'il a pas été le premier à faire un bébé. Je l'ai bercée en chantant Bozo les culottes.

Comme d'habitude il a fait comme s'il ne m'avait pas vue.

-Watch out Cannelle va lui donner le sein!
-Qu'est-ce que ça goûte du lait de sorcière?
-Ça te donne pas le goût?
-Qu'est-ce que t'attends?

J'ai dit que j'ai pas le temps.

Comme d'habitude il a fait un discours.

C'est pour notre frère que j'étais là. Parce que ça lui fait de la peine quand je n'y suis pas. Tu as fait le plus beau bébé du monde. Elle n'a même pas les oreilles décollées. Ta blonde avait elle aussi une boucle dans ses cheveux. J'aimais sa robe, elle aimait mes bottes. Elle a souri en ouvrant le paquet, parce qu'on a les mêmes goûts.

samedi 20 octobre 2012





L'as-tu vu, l'arc-en ciel?

J'ai fait un potage, tu l'aimerais.

Courge et poivron grillé.

C'était réconfortant.

Manquait rien que toi.

Ce serait parfait.

Déboutonner ta chemise.

Poser ma tête sur ta poitrine.

Écouter ton coeur.


Se faire des amies

-J'te trouve pas mal déplacée avec tes blagues de bébés morts.
-Ah ouin, déplacée, moi? On t'a pas prévenue?
-Je vois pas ce qu'il y a de drôle là-dedans, j'en ai un bébé pis tes histoires de bébés morts m'écoeurent.
-C'est réciproque. Tu peux t'étouffer avec tes histoires pis tes photos de bébé vivant. Ton bébé est laid comme une poignée de culs dans un verre à patte. Il serait ben plus cute bleu.

vendredi 19 octobre 2012

C'est pas une place pour élever ses enfants

J'ai passé proche de te tuer. Te défaire à coups de hache. J'en tremble encore. Je m'attendais à autre chose de toi. Tu n'es pas d'ici. Repars d'où tu viens. C'est comme si j'étais programmée pour réagir à ces mots-là. Où que je sois, dans l'autobus, au travail, à l'université, si j'entends ces mots, je sens la rage monter. Il faut que je crie. Il faut que je frappe. Il faut que quelqu'un paie. Je devrais pas me cacher pour pleurer. Tu mérites de constater tout le mal que tu fais. Avec tes mots.

Je ne veux plus t'entendre parler de problème. J'exige que tu arrêtes d'en parler comme d'un problème. Je peux t'en donner plein de mots. On va parler d'un enjeu, d'une réalité, d'un phénomène, d'une question ou d'une situation, c'tu correct? Chaque fois que tu dis problème, ça renvoie une image négative de la femme.  Tu ne peux pas dire ça. Tu ne peux pas dire que les filles font ça à cause des hommes. Tu étiquettes les hommes. C'est assez le clivage. La déconstruction des genres, tu ne penses pas que ça passe par le dépassement de cette mentalité arriérée? Les hommes ne sont pas un problème, les femmes ne sont pas un problème. C'est toi le problème. C'est nous. Le problème c'est notre façon de gérer cette réalité. Comprends-tu?

Si tu ne comprends pas tu ne changeras rien. Si tu juges, si tu condamnes, tu fais comme les autres, c'est pas original. On en a vu passer des comme toi. Est-ce que ça a amélioré les conditions de vie du monde d'après toi?  Tu viens d'arriver. Tu fais ton smatte. Moi, j'étais une fillette, ma mère militait au comité social centre-sud pendant la chasse aux sorcières. Ils ont installé des banderoles sur les rues Champlain, Lafontaine, Papineau, autour de l'école. "LA PROSTITUTION C'EST FINI, LES VOISINS SURVEILLENT."  Bord en bord de la rue. Jaune et rouge de même, ça attirait l'attention. Où est-ce qu'ils ont pris l'argent pour ça? J'ai distribué des tracts avec ces mots-là dessus. On était des petits soldats. On répendait leur propagande fièrement parce qu'on pouvait se coucher tard. On insultait les clients, les filles, tous ceux qui ne pensaient pas comme nous. Qu'elles retournent au parc Lafontaine, les putes. C'est tu assez misérable? Ça se dit impliqué. Ça se dit concerné par sa communauté. Les mères névrosées ne semblaient pas se rendre compte qu'il était bien plus traumatisant pour les ti-culs, de lire des affaires de même sur le chemin de l'école que de croiser quelques capotes, des seringues et des filles sexys.

Eh non, on n'a pas réussi à éliminer la prostitution cette année-là. Crois-tu que notre action a changé quelque chose à part rendre plus difficile le travail des filles? Penses-tu que les conditions de vie des résidents, incluant les travailleuses du sexe et les personnes utilisatrices de drogues, se sont améliorées? Tu t'imagines quand même pas être le seul Montréalais depuis les années 1860 à se demander quoi faire.

Ça fait que je te pardonne parce que c'est pas de ta faute si tu es ignorant. J'en sais quelque chose. Lis sur l'approche de réduction des méfaits pis réfléchis. Pas avec ton cœur. Avec ta tête. Avec empathie. Sans sympathie. T'es pas obligé d'être une caricature. N'est jamais trop tard pour commencer à penser. Tu veux une place agréable pour les familles? Je veux une place agréable pour TOUT LE MONDE. Pas rien que l'élite émigrante. Vous allez devoir faire des compromis si vous voulez que la cohabitation fonctionne.

jeudi 18 octobre 2012

mercredi 17 octobre 2012

Tomates vertes épicées

À cause de la dépression, je pensais que je ne serais plus jamais capable de rien faire.

C'est tellement compliqué des marinades.

Pas tant que ça finalement


lundi 15 octobre 2012

Quand est-ce qu'on s'arrête?


Sortir de la chambre le matin
pour s'enfermer dans le bureau.
Oublier de manger, oublier de pisser.
Ne s'arrêter que quand tout est réglé.
Chose rare.
Se faire une tisane.
Un courriel.

Est-ce qu'on s'en occupe tout de suite?

dimanche 14 octobre 2012

Je m'en fous que tu passes ta paye sur Call tv

Je t'ai dit que ça me prend ton relevé de carte de crédit, tu vas me donner ton relevé de carte de crédit. Je travaille depuis onze heures, j'ai pas pris de break, j'ai faim, pousse pas ta luck. Si tu penses que tes petites transactions louches vont m'impressionner. J'ai des clients qui vont en Thaïlande fourrer des bébés avec la carte de la compagnie deux fois par année. J'ai vu un mariage de cinquante mille piastres passer pour un tournoi de golf. J'ai vu des fausses factures, des faux chèques, des faux employés, des fausses déclarations, des fausses compagnies. J'ai vu des affaires que t'imagines même pas. Faut faire confiance à sa comptable, chéri. Crache. Qu'est-ce que je vais voir qui te dérange tant sur ton état de compte?

Tu devrais lui parler

Ça fait un an et demi que j'endure. Son impatience, sa violence. J'ai l'impression d'avoir tout essayé et tout échoué aussi.

Venir me faire la morale et me culpabiliser, je trouve ça ordinaire.

samedi 13 octobre 2012

Je t'aime pareil Félix

On s'engueule par courriel mais on manque jamais de conclure par ben oui, moi aussi je t'aime pareil.

Mais je suis tannée qu'on se chicane. J'ai pas envie de me payer un ACV cet après-midi. On ne sera jamais d'accord. Tu défends la police. T'es du bord du pouvoir et je vais mourir avant d'arrêter de m'attaquer au pouvoir, mon chum.

Mais t'es quasiment raciste, Cannelle. Quand tu critiques la police, tu t'enrages c'est comme s'ils étaient tous coupables. T'aimes pas ça quand tu entends que les femmes sont comme ça pis que les immigrants sont de même.

La différence, et y en a une tabarnak de différence, c'est le pouvoir. Ils sont tous coupables, ils sont tous responsables, ce sont tous des êtres assoiffés de domination, répugnants et imbéciles. La police ne subit pas d'abus de pouvoir, la police n'est pas née de cette couleur, elle n'est pas victime des préjugés. La brutalité policière est un fait. Quand tu rentres dans la police tu choisis ton camp, t'es du bord du pouvoir. Du bord de ceux qui écrivent les règles du jeux. Tu triches. Ça fait que moi je veux t'éliminer. C'est ça la guerre.

vendredi 12 octobre 2012

Plaisir coupable

Je ne fais presque jamais ça, je le jure.

Genre trois fois par année. Je me branche sur TVA pour vivre une expérience.

Chaque fois que je regarde Denis Lévesque ça finit par parler de sodomie. Il aime ça autant que moi. Envoye par-là avec Pascale Wilhelmy.

Ce soir il reçoit la première femme divorcée au Québec pour cause de sodomie, parce qu'il faut bien divorcer pour quelque chose.

Torture et masochisme #7

Un feuilleton comme Chambre en Ville en moins violent.

 #1, #2, #3, #4, #5, #6

Nintendo


Il pollue ses idées, les larmes acides lui brûlent les joues. Elle n'en parle à personne. Ne sait pas comment le dire.Qu'il est parti. Une sorte de honte.

Jouer à la première édition de Zelda, ça l'hypnotise et lui redonne confiance en elle.

Le téléphone. C'est enfin lui. Elle répond en chantant. Il va revenir, elle va mettre sa brassière rouge.

-Je peux passer chercher mon Nintendo cet après-midi?

Il crie d'arrêter quand elle l'agrippe, le mord et le frappe. Elle se fait mal aux poings en cognant plus fort, déchire son chandail, lui fait mal en allant chercher son sexe dans le pantalon. Il est déjà dans sa bouche. Elle aspire et plante ses ongles dans ses fesses, il ne peut plus s'en défaire. Elle le pousse sur une chaise et le chevauche. Elle le gifle à plusieurs reprises. Il la lance par terre, se jette dessus et l'encule sans ménagement.

-C'est ça que tu veux hein?

Humiliés et essoufflés. Il la déteste. Elle l'aime.

Il repart sans son Nintendo.

#8

Au parc

Déguster un café Atomic, pendant que la première neige tombe.

As-tu vu comme il fait beau?

-Rien de compliqué, prendre une marche, se rouler dans les feuilles.
-Tu veux dire : On va se rouler dans les feuilles ensemble. Ou bien : On va se rouler ensemble dans les feuilles?
-Comme tu veux.
-Ah bon. C'est moi qui décide donc?
-Oui.
-T'as pas de préférence?
-J'en ai une.
-Tu pourrais m'en faire part? Parce que tu sais moi, je suis une fille qui a pas peur de faire des moves pis de prendre des décisions. J'capable d'exercer un leadership positif, mais je suis démocratique. Fait que je veux l'avis du partenaire avant de prendre une décision. Penses-y pis reviens-moi là-dessus dans le courant de l'après-midi, ok?

Complicité

 J'essayais d'ouvrir la bouteille de vin quand elle a éclaté dans mes mains.

À la fin du vidéo, Amélie a mis sa main sur mon genou et m'a dit qu'elle était tellement contente d'avoir vu ça avec moi.

Moi aussi.

Je l'ai raccompagnée chez elle. J'ai pris mon temps pour revenir. Des détours dans les ruelles. En chantant tout bas sous la pluie.

Il y a des boîtes de cartons devant notre ancien appartement.

jeudi 11 octobre 2012

Réparateur

Il a dit quelque chose de louche, j'ai  fait un clin d'oeil à Alice. Elle m'a dit non, oublie ça Cannelle, il joue pas pour notre équipe.

J'ai dit, t'es sûre, même pas des fois au chalet? Le jour de paye? Elle a dit qu'elle n'a aucun doute là-dessus, elle le connaît.

Je pense qu'elle se trompe. C'est évident qu'il aime tellement jouer qu'il change d'équipe quand ça adonne. Je connais ça.


Multicolore

EXTRAORDINAIRE

Alice a écrit ça pour moi.

Elle a pris soin de choisir les couleurs pour que ça me ressemble.

On m'a dit que c'est égoïste de refuser les compliments.

Ok d'abord.

mercredi 10 octobre 2012

728, mon idole

Y a tu vraiment quelqu'un qui a mis Stéfanie Trudeau au monde? Est-ce véritablement un être humain?

De belles promesses

Exemple de mise en scène orchestrée par le bureau de la Première Ministre.

D'abord, on dirait un cafouillage, la nouvelle sort n'importe comment, c'est la directrice des communications qui confirme l'affaire un samedi au téléphone. Ensuite on fait spinner ça tout croche, on induit les gens en erreur, on passe la semaine à crinquer ceux qui profiteraient de l'abolition de la taxe santé. On les crinque et les manipulent tellement qu'ils défendent les pauvres riches et les entreprises contre le méchant gouvernement. Le chiffre magique c'est 130 000. On tente de faire payer à 145 000 personnes gagnant toutes au-dessus de 130 000$, les services pour tous les Québécois. Aberrant. Finalement tout le monde ou presque est contre l'idée. C'est certain qu'on préfère se crever toute la gang et payer plus pour que ces 145 000 pourris-là continuent 1, de nous exploiter et 2, de nous chier dessus sans manquer de nous rappeler que si on en veut plus on a juste à travailler plus fort. Faut pas être contre la réussite et la richesse. C'est pas beau d'être jaloux. Ils ont mérité d'être riches et nous d'être pauvres. À part de ça 130 000$ pour une personne célibataire, c'est pas tant que ça. Ça me prend juste cinq ans à moi pour ramasser 130 000$. 

Le gouvernement finit par annoncer une mesure moins drastique, tout le monde au dessus de 20 000 $ paiera la taxe santé à un taux différent progressant avec le revenu. La juste part vous savez. Les riches seront épargnés. On ne franchit pas le seuil psychologique d'imposition fixé à 50% (50% mon cul). Fiou!

Ça parait quasiment pas. On n'a rien vu.

Revenus nets par personne              Contribution santé
Moins de 18 000 $                               0
18 000 $ à 20 000 $                          1 à 99 $
20 000 $ à 40 000 $                          100 $
40 000 $ à 42 000 $                          101 à 199 $
42 000 $ à 130 000 $                         200 $
130 000 $ à 150 000 $                     201 à 999 $
150 000 $ ou plus                               1000 $

Qu'est-ce qui se passe entre 40 000$ et  42 000$ pour que ta contribution double? Pour deux milles piastres. Et ceux qui gagnent 1 000 000$ payent la même chose que ceux qui gagnent 150 000$.Voilà un système juste en estie.

Pendant le tremblement de terre

C'est à toi que je pensais.
Je me disais que ça serait plate de mourir,
sans t'avoir dit Je t'aime une seule fois.

mardi 9 octobre 2012

Les projets de Jean Charest

Élections 2007. J'avais fait une recherche sur les partis inscrits dont le parti de la démocratie chrétienne qui veut sa monnaie et celui de la conscience universelle selon qui, tout est de la faute des femmes, si on les paye pour rester à la maison, toute va être correct. J'ai perdu ma recherche, mais une chance, j'ai gardé l'émission. Je me trouve très drôle. C'est bon pour l'égo des fois de se trouver drôle. Je faisais dans les vrais nouvelles comme cette révélation choc de Jean Charest au journal de Montréal : "Je n'ai jamais renoncé à mon rêve d'écrire un livre de recette."

lundi 8 octobre 2012

Si

Si j'écrivais une histoire qui se passe dans un Cirque,
 je serais sûrement influencée par 


Les mangas en général, mais surtout Candy.

L'épisode #79 de Candy, l'orpheline qui pleure, mais ne se laisse pas abattre. Ça va donc ben mal sa vie, elle est venue pour le voir au théâtre, ils se sont manqués. Il va reprendre le train sans la revoir. Elle est tombée, sa robe est toute sale, il lui manque un soulier et elle va marcher sa vie à Chicago.

Pendant ce temps-là l'homme de ses rêves se souviens dans son mouchoir qu'elle est donc ben cute pis maladroite pis qu'il lui avait tendu son mouchoir une fois dans le temps au secondaire quand elle s'était pété la gueule comme une épaisse.

 
Et cette chanson d'Antoine Gratton qui me fait brailler comme une vache.

Tout le monde autour de moi grandit
Je te regarde t'en aller et je me dis
Que je te reverrai une jour
Parmi les grandes personnes
Et nous parlerons de grandes choses
Sans jamais repenser à l'automne



Et ce livre Fantastique pour apprendre la vie. Bonnes filles toujours. On y apprend à coudre les chaussettes de son papa. Une jeune fille bien devient secrétaire, mais cesse de travailler une fois qu'elle est mariée. Un manuel très utile pour réussir. Ça dépend juste de ce que tu veux réussir.





















Et finalement, la trilogie de Park Chan-Wook, mais surtout celui-là, le plus mignon, parce que c'est trop romantique :



vendredi 5 octobre 2012

Un message urgent de Redge

Faque c'est ça, rappelle-moi. Je suis armé et dangereux.

Tu veux des exemples

Je me souviens pas ce que j'avais fait. Ça devait être quelque chose de très grave comme écrire sur le mur ou dire ce que je pensais. Il m'a pogné par les cheveux et m'a traînée jusqu'à ma chambre. J'ai le cuir chevelu insensible depuis. Tire, tu vas voir.

Une peine d'amour qui dure une vie

Je t'aime autant qu'avant,
chantait Nicole Martin.
À deux heures et vingt dans le brouillard au parc Morgan.
Les vans qui foncent sur la Dame.
Noam Chomsky dans ma poche,
c'est avec toi que j'ai le goût d'en parler.
Les yeux vides, je pleure sans larmes.
Je pleure par en dedans.
Je souris quand même.
Je me cache en public, me noie dans la foule
et je ne t'oublie pas.
Je me rappelle de toi.
De ton regard. 
Je te vois partout, je te parle dans ma tête.
Tu es dans toutes les chansons,
dans tous les poèmes, dans tous les personnages
de toutes mes histoires.
Je lis le dictionnaire latin; deperire alicujus amore  
Ça me fait penser à toi. 
J'ouvre la télé, ton équipe a perdu.
Je cherche une solution.
J'aurais dû faire plus de math.
Je comprendrais peut-être ce qui manque.
Pourquoi tu m'aimes pas?


jeudi 4 octobre 2012

Ce que pensait le père de la bombe H à minuit moins cinq



S'il est une manifestation suprême des dangers auxquels les sociétés modernes doivent faire face, c'est bien la croissance du racisme, du nationalisme, du militarisme et, plus particulièrement, l'apparition de dictatures policières, d'une cruauté monstrueuse, fondées sur la démagogie et le règne de l'hypocrisie.


Ces phénomènes tragiques ont toujours eu pour origine la lutte de personnalités et de groupes égocentriques pour un pouvoir illimité, l'abolition des libertés intellectuelles et la propagation de mythes de masse intolérants et primitifs(...)


L'un de ces dangers n'est autre que l'abrutissement des hommes (la "masse anonyme", pour reprendre la formule cynique des sociologues bourgeois) par la culture de masse qui, de propos délibéré ou pour des raisons commerciales, avilit le niveau intellectuel de ses consommateurs, hisse l'amusement ou l'utilitarisme au rang de valeurs essentielles et se trouve soumise à une censure rigide.



L'enseignement nous fournit un exemple du même genre : un système d'éducation placé sous l'autorité directe du gouvernement, la séparation de l'Église et de l'État, la gratuité complète des études, autant de facteur du progrès social. Mais toute médaille a un revers. C'est en l'occurrence la standardisation de l'enseignement, appliquée au processus d'apprentissage des connaissance lui-même(...)


Un conformisme excessif est source de dangers graves, tout comme le fait d'entraver la liberté de discussion et l'essor intellectuel, plus particulièrement quand il s'agit de jeunes arrivant à l'âge où les convictions personnelles commencent à se former.


Je ne pense nullement qu'il faille laisser de côté ces méthodes nouvelles ou interdire les progrès de la science et de la technologie, mais il est nécessaire de prendre nettement conscience du terrible danger qui menace les valeurs fondamentales et le sens même de la vie humaine, danger que peut susciter un mauvais usage tant des procédés techniques et biochimiques que des méthodes de la psychologie des masses.


Le capitalisme comme le socialisme sont capables de développement à long terme en s'empruntant mutuellement des éléments positifs, et à condition de se rapprocher l'un de l'autre sur un certain nombre de problèmes essentiels.


Seules la compétition avec le système socialiste et les pressions de la classe ouvrière ont permis les progrès sociaux enregistrés au xxe siècle et, à plus forte raison encore, assureront le succès du  rapprochement, désormais inévitable, entre les deux systèmes.


Ce rapprochement exige qu'il soit procédé, dans les pays capitalistes à des réformes sociales de grande ampleur et à une transformation profonde de la structure de la propriété - un rôle plus grand étant attribué aux secteurs étatique et coopératif(...)


La liberté intellectuelle facilitera cette évolution, au cours de laquelle la patience et la souplesse finiront par remplacer, dans les relations entre nations, le dogmatisme, la peur, l'aventurisme. L'humanité entière, et notamment ses forces les mieux organisées et les plus dynamiques, la classe ouvrière et l'intelligentsia, aspirent à la liberté et à la sécurité.


La convergence des systèmes, sur la base du socialisme, réduira les différences de structure sociale, stimulera la liberté intellectuelle, le développement scientifique et économique, pour aboutir à la création d'un gouvernement mondial et à l'élimination des contradictions entre nations (1980-2000).


L'essor des expéditions spatiales, à ce moment, amènera des milliers d'hommes à vivre et à travailler en permanence sur la lune et sur certaines planètes, sur des satellites artificiels et sur des astéroïdes dont l'orbite aura été modifiée à l'aide d'explosions atomiques.
Le gars des sous-titres à RDI a écrit "d'étranges gens" plutôt que "des trans-genres"... Méchant taouin.

Aujourd'hui en réunion spéciale, Alice et moi avons statué. C'est correct de ramasser un gars pas de poil si c'est parce qu'il est jeune. Genre à 17 ans, c'est correct. Je me sacrifierais.

Clown

Vert, rouge, mauve.

Ma mère dit que je m'habille comme un sapin de Noël. Quand j'étais petite, ça lui faisait honte.

Y en a qui pensent que je suis commanditée. Mais non, je choisis mes vêtements le matin.

Moi je dis que j'ai pas de style.

Amélie dit que c'est justement ça mon style.

Sur la Catherine ce matin, j'ai croisé des gens qui souriaient et riaient en me voyant. C'est donc réussi. Quand juste avec ton linge, tu mets les automates de bonne humeur tsé.


mercredi 3 octobre 2012

Qu'est-ce qui s'est passé?

Sors du coma et raconte
ce qu'il t'a fait,
l'animal.

Vert de gris



Y a rien à manger icitte.
Ferme la porte du frigidaire t’es en train de refroidir la maison.
Ça coûte cher l’électricité.
Il paraît que l’hiver va être dur.
Faut que je me revire de bord.
Je vais me trouver un coloc étudiant.
Avec des petites lunettes tsé.
Un jeune homme de dix-huit ans et demi
qui bande vingt-quatre heures par jour.
Un cégépien loin de sa mère.
Je vais lui faire des affaires qu’il ne saurait nommer.
Je sens encore ses mains sur moi.
Je dors toujours dans nos draps.
Je mange un vieux lunch moisi que j’avais fait pour lui
 qu’il a laissé là.
Je suis ce que je mange.
Je suis un vieux sandwich au jambon passé date.
Abandonnée dans la noirceur d’un vieux frigo beige de marque la Baie.
Il fait froid et je deviens bleue.
Je deviens verte.
Je fais de la petite mousse blanche.
Je sens le pourri, je me décompose.
J’viens-tu de me faire encore chrisser là moi?
Ça d’l’air à ça.
Par téléphone, la grande classe.
Hostie de chien sale!
Ferme la porte de la chambre personne a envie de t’entendre pleurer.
Je pleure pour rien.
Je pleure pour rien.
Je pleure pas pour lui tabarnak. Lui y es rien.
Rien pantoute.
Bon.
Je pleure pour rien c’est toute.
Je vais prendre un café, je vais me laver la face pis je vais être correct.