dimanche 13 avril 2008

Bonjour la police

Où est-ce qu'on s'en va? C'est ce que je me suis demandé après mon entretien téléphonique avec un agent de la police de mon quartier vendredi dernier. Il y avait de drôles de messages sur ma boîte vocale. Une femme dans la quarantaine me menaçait de mort. "Laisse-moi tranquille ou je te tue!" et "Je t'aiderai à te tuer!" Avouez que sur le coup ça fout la trouille.

L'appel était évidement bloqué et mon afficheur n'affichait aucun numéro. J'ai réfléchi quelques minutes, je ne voyais pas de qui ce message pouvait venir. Alors j'ai composé *57. Un message enregistré m'informe alors que si je veux que l'appel soit retracé je serai facturé, j'accepte. Un autre message m'informe que l'appelant à bien été retracé et que je dois contacter le poste de police de ma région, ce que je fais.

Au bout du fil il y avait un gros con à la Homer Simpson s'étouffant avec ses beignes qui me dit: " Qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse?" Alors j'explique que le numéro à été retracé par mon fournisseur de service téléphonique, qu'il suffit de le contacter pour savoir d'où provient l'appel. La grosse police ricane. Ça ne sert à rien de savoir d'où provient l'appel, un juge n'accordera jamais de mandat sans d'autres preuves. Je lui fait perdre son temps. Il est vrai que je ne craigne pas pour ma vie, je crois plutôt que ces messages me sont parvenu par erreur. Mais ce dont je suis certaine, c'est qu'il ne s'agissait pas d'une blague. Ces messages étaient bien destinés à quelqu'un. Le message conservé sur me boîte vocale et le numéro de l'appelant ne sont pas des preuves suffisantes! Homer me dit sur un ton évident : "Là madame vous voulez qu'on déplace un policier chez vous pour prendre cette plainte-là voyons donc!" D'accord, d'accord, pardonnez-moi de vous déranger monsieur. Je croyais simplement qu'il était approprié d'en aviser la Police quand on est victime de menace de mort. J'ai raccroché en lui disant que c'était ridicule. "Allez vous plaindre à Monsieur Harper" a-t-il rétorqué.

Tout ça me rappelle le vol dont j'ai été victime il y a deux ans. Un homme s'est introduit chez moi pendant mon sommeil et m'a volé quelques DVDs, un carton de cigarettes de contrebande et mon porte-monnaie. Le lendemain matin j'ai immédiatement contacté le service de police. On m'a envoyé quelqu'un. Je raconte ce qui s'est passé, il me demande quelle est ma compagnie d'assurance. Je n'en ai pas, je suis contre les assurances, c'est inutile et de toute façon il n'a prit que des DVDs car un passant m'a ramené mon porte-monnaie. L'homme lève les yeux vers moi et me demande pourquoi je l'ai appelé alors? Et bien Monsieur l'agent, je croyais qu'il était de mon devoir ou plutôt ma responsabilité d'en informer les autorités lorsque je suis victime de vol.

Wow, que de dévouement, que de loyauté. Voilà des policiers sur lesquels on peut compter! Dormez paisiblement, la CUM (le nom du SPVM dans mon temps) veille. N'ayez crainte vous êtes en sécurité.

mercredi 2 avril 2008

L'âge des ténèbres

L'histoire est intéressante, l'angle aussi, Marc Labrèche est brillant. C'est certainement un grand film. Pourquoi? Parce qu'on a envie de le revoir, s'en souvenir, le raconter, le transmettre. Une critique délicieuse de notre monde de fou et de notre appareil gouvernemental. Une phrase, s'est imprimée dans ma tête: Travailler tros fort c'est pas une excuse, c'est pas une qualité, c'est pas intelligent, c'est bête, borné et stupide.

Pour ce qui est de la fin... Ce film est long et il fini trois fois. Il y a deux moments précis où on croit que le générique apparaîtra d'une seconde à l'autre. Mais non, il semble que pour Denis Arcan, tout n'était pas dit. Pourtant, dans les deux cas, s'aurait été une conclusion satisfaisante. Pour ce qui est de la véritable fin, elle nous laisse sur notre faim.